El este de Mauricio
L’est de l’île Maurice, là où le soleil se lève et où l’île a commencé
Lo esencial en pocas palabras
L’est de l’île Maurice s’étend de Poudre d’Or à Pointe d’Esny, sur les districts de Flacq et de Grand Port.
C’est la côte au vent : les alizés de sud-est y arrivent en premier, la mer y est plus animée.
On y trouve les plus longues plages de sable blanc de l’île, entre Belle Mare et Palmar, l’île aux Cerfs et sa journée en bateau, la cascade de Grande Rivière Sud-Est, un parc national très calme à Bras d’Eau, les îlots fortifiés de la baie de Grand Port, et tout le patrimoine du sud-est : les ruines du premier fort hollandais à Vieux Grand Port, le musée de Mahébourg
Peu de villes, peu d’agitation, beaucoup d’espace.
Le jour se lève ici avant partout ailleurs. À six heures, le lagon de Belle Mare est encore laiteux, la ligne blanche du récif se devine au loin, et le vent, celui qui ne s’arrête jamais vraiment de ce côté de l’île, commence déjà à coucher les filaos. Quelques kilomètres de sable presque vide, des pirogues tirées sur la plage, une camionnette qui décharge des casiers devant un village qui se réveille : l’est ne se donne pas en spectacle, il se lève tranquillement.
C’est la côte que les touristes traversent le moins, et c’est pourtant celle par laquelle tout a commencé. En 1598, ce sont ces récifs que les navires hollandais ont contournés avant de mouiller dans la baie de Grand Port, et c’est là, quarante ans plus tard, qu’ils ont posé les premières pierres d’un fort dont on visite encore les ruines. Entre ce berceau du sud-est et les cocotiers de Poudre d’Or, l’est aligne les plus longues plages de l’île, un parc national que presque personne ne connaît, une petite ville créole qui a vu passer trois colonisations, et un vent d’est qui fait tout le caractère du secteur.
Resumen
- L’est en bref : la côte au vent
- Poudre d’Or et la pointe nord-est
- Roches Noires et Poste Lafayette
- Le parc national de Bras d’Eau
- Belle Mare et Palmar, les grandes plages de l’est
- Trou d’Eau Douce, l’île aux Cerfs et la Grande Rivière Sud-Est
- Vieux Grand Port, là où l’île a commencé
- Les îlots de la baie de Grand Port
- Mahébourg, la petite ville qui a tout vu passer
- Pointe d’Esny et l’île aux Aigrettes
- Le vent, la mer et les activités nautiques
- Consejos prácticos
- Questions fréquentes sur l’est de l’île Maurice
- Fotos
L'est en bref : la côte au vent
L’est de l’île Maurice est la façade exposée aux alizés, ces vents réguliers de secteur est à sud-est qui balaient l’océan Indien. C’est le fait dominant de toute la région, et il explique presque tout le reste : une mer plus remuante au-delà du récif, des après-midi plus fraîches qu’ailleurs, un lagon qui perd deux à trois degrés quand le vent forcit, et une côte restée peu urbanisée parce qu’on ne s’y installe pas pour le farniente sans un souffle d’air.
Le vent se renforce pendant l’hiver austral, de mai à octobre, et particulièrement en juillet et en août. Les bulletins du service météorologique mauricien donnent alors couramment un vent d’est de 20 à 25 km/h avec des rafales de 50 à 60 km/h sur les zones exposées, et une mer forte au large des récifs. En été austral, de décembre à mars, l’alizé faiblit, la chaleur monte, et le même vent devient une chance : à Belle Mare, on respire quand la côte ouest étouffe.
Il faut cependant se méfier de l’image d’une côte uniformément ventée. Le littoral est n’est pas une ligne droite : les pointes prennent le vent de plein fouet, les baies et les anses en retrait beaucoup moins, et l’exposition d’une même plage change au fil de la journée. Le bon réflexe sur place est de se déplacer de quelques centaines de mètres plutôt que de renoncer.
Administrativement, l’est couvre la façade maritime du district de Flacq et celle du district de Grand Port, avec l’extrémité nord qui déborde sur Rivière du Rempart, du côté de Poudre d’Or. Le sud de l’île commence après Pointe d’Esny : Blue Bay, le Bouchon et Souillac relèvent d’un autre secteur. Pour situer l’ensemble, voir la geografía de Mauricio et les portraits du norte, de centro y el oeste.
Poudre d'Or et la pointe nord-est
Poudre d’Or ouvre la côte est, là où le rivage cesse de regarder vers le nord pour descendre plein sud. C’est un gros village de pêcheurs sans hôtel ni plage aménagée, avec une esplanade face à la mer, des barques à sec sur l’herbe et un horizon d’îlots. On n’y vient pas pour se baigner : on y vient parce que c’est au large de ces récifs qu’a sombré le navire le plus célèbre de l’histoire mauricienne.
Le mémorial du Saint-Géran
Le mémorial de Poudre d’Or commémore le naufrage du Saint-Géran, vaisseau de la Compagnie française des Indes orientales qui s’est brisé sur les brisants dans la nuit du 17 au 18 août 1744, faisant près de cent quatre-vingts victimes. Le drame a inspiré à Bernardin de Saint-Pierre son roman Pablo y Virginia, publié en 1788, qui a fait connaître l’île dans toute l’Europe. Le monument, un pilier de granite portant les noms des victimes, a été érigé en 1944 pour le bicentenaire. L’accès est libre et gratuit.
Nous y sommes passés en 2024 : ce n’est pas un site spectaculaire, et il ne faut pas s’attendre à une mise en scène. C’est un endroit calme, face à la mer, où l’on marche vingt minutes en pensant à ce qui s’est joué là. Le détail des faits, des sources qui divergent et des autres lieux mauriciens liés au mythe est réuni sur la page consacrée au mémorial du naufrage du Saint-Géran.

Le mémorial du naufrage du Saint-Géran
Le Spiritual Park de la Pointe des Lascars
À quelques minutes de là, le Spiritual Park de la Pointe des Lascars occupe une pointe rocheuse qui s’avance dans l’océan, avec statues et sanctuaires hindous face au large. Le site, inauguré en 2002, honore la mémoire des travailleurs engagés venus de l’Inde — les « lascars » qui ont donné leur nom à la pointe. Ce n’est pas une attraction touristique, c’est un lieu de culte fréquenté : tenue correcte, discrétion avec l’appareil photo, et beaucoup de vent sur les rochers.
Roches Noires et Poste Lafayette
Entre Poudre d’Or et le parc de Bras d’Eau, la côte devient franchement sauvage. Roches Noires et Poste Lafayette forment un littoral de basalte sombre, de petites criques et de bandes de sable étroites, battues par un vent qui ne faiblit pas. Peu de commerces, quelques maisons de vacances et des villas dispersées : c’est l’un des secteurs les moins fréquentés de tout le littoral mauricien, et c’est exactement ce qu’on vient y chercher.
Le sous-sol, lui, est creusé de tunnels de lave, formés quand la croûte d’une coulée s’est figée pendant que la lave continuait de s’écouler dessous. Les cavernes de Roches Noires sont l’un des rares témoins visitables de cette histoire volcanique. Ce n’est pas un site aménagé avec éclairage et main courante : chaussures fermées, lampe et prudence sont indispensables, et l’accompagnement d’un connaisseur du lieu est la bonne façon d’y aller.

La plage de Poste Lafayette, elle, se prête davantage à une halte qu’à une longue journée de baignade : le vent y est présent presque en permanence et les fonds sont irréguliers. C’est un beau bout de côte pour marcher, pique-niquer et regarder la mer travailler sur le récif.
Le parc national de Bras d'Eau
Le parc national de Bras d’Eau est le deuxième parc national terrestre de Maurice et le plus discret des trois : proclamé le 25 octobre 2011 en application du Wildlife and National Parks Act de 1993, il couvre environ 497 hectares près de Poste Lafayette et réunit deux réserves, celle de Bras d’Eau et celle de Mare Sarcelle. Il est gratuit, très peu fréquenté, et il n’a rien à voir avec les gorges de Rivière Noire : ici, pas de panorama, pas de dénivelé — une forêt plate, des sentiers larges, et beaucoup de silence.
Il faut savoir ce qu’on va y voir pour ne pas être déçu. L’essentiel du couvert forestier est composé de plantations anciennes d’espèces introduites — mahogany, eucalyptus, tecoma — installées après la destruction de la forêt indigène. La valeur du lieu est ailleurs : dans les poches de végétation indigène qui subsistent, dans les orchidées et les fougères rares, et surtout dans les oiseaux. Bras d’Eau abrite l’une des meilleures populations du tchitrec des Mascareignes, un petit oiseau endémique difficile à voir ailleurs, et les ornithologues y viennent pour lui.
Mare Sarcelle, le grand plan d’eau du parc, couvre à elle seule près de 89 hectares de mangroves et de vasières où s’arrêtent des oiseaux migrateurs. Son nom raconte une disparition : la sarcelle de Maurice, l’oiseau qui lui a donné son nom, s’est éteinte il y a plus de trois siècles. La forêt cache aussi des ruines vieilles de deux cents ans, vestiges d’une sucrerie et d’un four à chaux, et le parc héberge le radiotélescope de Maurice. Détails pratiques, sentiers et accès sur la page du parc national du Bras d’Eau ; la plage publique de Bras d’Eau est à quelques minutes pour finir la matinée.
Belle Mare et Palmar, les grandes plages de l'est
C’est le cœur balnéaire de la côte est, et le seul endroit de l’île où l’on peut marcher aussi longtemps sur le sable sans rien rencontrer d’autre que des filaos et le lagon. De Belle Mare à Palmar, plusieurs kilomètres de sable blanc se déroulent entre la route côtière et un lagon très large, protégé par un récif qu’on aperçoit au loin comme une ligne d’écume continue. La lumière du matin y est superbe, avant que le vent ne se lève.
Allá plage publique de Belle Mare est la plus connue : grande, ouverte, avec des zones ombragées par les filaos et de la place même le dimanche, jour où les familles mauriciennes s’y installent pour la journée. Quelques centaines de mètres plus au sud, la plage publique de Palmar est plus étroite et nettement plus tranquille. Entre les deux, les grands hôtels occupent une partie du front de mer, sans jamais fermer l’accès : à Maurice, toutes les plages sont publiques.
Un point pratique à connaître avant de choisir de loger ici : en dehors des hôtels, l’offre de restauration reste limitée autour de Belle Mare et de Palmar. Sans voiture, on dîne là où l’on dort. C’est le revers exact de ce qui fait la qualité de l’endroit — l’espace, le calme, l’absence d’agitation — et c’est un critère à peser avant de réserver, comme l’explique le guide sur la ¿Qué costa elegir para tus vacaciones?.
Un peu à l’intérieur des terres, le bourg de Centre de Flacq accueille l’un des plus grands marchés en plein air de l’île, particulièrement animé le mercredi et le dimanche. C’est la sortie qui manque à beaucoup de séjours dans l’est : une heure de fruits, de légumes, d’épices et de conversations, à vingt minutes de la plage. Voir l’article sur les marchés et bazars de l’île Maurice.
Trou d'Eau Douce, l'île aux Cerfs et la Grande Rivière Sud-Est
Trou d’Eau Douce est le village le plus animé de la côte est, et il le doit à ce qui se trouve en face : l’île aux Cerfs. Toute la journée, des bateaux partent de son embarcadère et de celui de Pointe Maurice, un peu plus au sud. Le village lui-même a gardé sa physionomie de port de pêche, avec ses barques colorées, sa chapelle et ses quelques tables au bord de l’eau ; il tiendrait son nom d’une source d’eau douce se déversant dans le lagon.
L’île aux Cerfs
L’île aux Cerfs est le site le plus visité de l’île Maurice, et la sortie qui structure presque tous les séjours dans l’est. Sable blanc, eau où l’on voit ses pieds, filaos qui ombragent réellement la plage, sports nautiques, restaurants de plage au nord et parcours de golf sur toute la moitié sud. La traversée dure une dizaine de minutes. Deux circuits coexistent, la navette officielle et les bateaux privés du village, avec des tarifs et des jetées différents : tout le détail, y compris ce qui a changé depuis que le chenal vers l’îlot Mangénie s’est ensablé, est dans l’article consacré à l’île aux Cerfs. Pour la formule à la journée avec déjeuner à bord, voir l’excursion en catamaran.

La cascade de Grande Rivière Sud-Est
La cascade de Grande Rivière Sud-Est se jette directement dans l’estuaire, à quelques minutes de bateau au sud de l’île aux Cerfs, et c’est l’une des rares chutes de l’île qui se découvre depuis l’eau. On remonte un bras de rivière encaissé, bordé d’une végétation dense où des macaques se montrent souvent, jusqu’à une vasque où les embarcations se relaient — en haute saison, il faut attendre son tour. Presque toutes les excursions vers l’île aux Cerfs y font halte.
Les chiffres, eux, divergent selon les sources : la Grande Rivière Sud-Est est donnée pour 30 km par les uns et 34 km par les autres, et la hauteur de la chute varie de 10 à 15 mètres selon les publications. Aucune source officielle ne tranche. Ce qui est certain, c’est que le débit change beaucoup d’une saison à l’autre : impressionnant après de fortes pluies, il peut être modeste en fin d’hiver austral.
Vieux Grand Port, là où l'île a commencé
Vieux Grand Port est le premier lieu habité de l’île Maurice, et l’un des sites historiques les plus importants du pays. C’est ici, dans une baie profonde et abritée, que les Hollandais se sont installés, que les premières pierres ont été posées, et que s’est jouée en 1810 la bataille navale qui a laissé une trace jusque sur l’Arc de Triomphe. Le village d’aujourd’hui est minuscule et on le traverse sans s’en rendre compte : il faut vouloir s’y arrêter.
1598, les Hollandais et le fort Frederik Hendrik
Les Hollandais atteignent l’île en 1598 sous le commandement de l’amiral Wybrand Van Warwijck et lui donnent le nom de « Mauritius », en l’honneur du prince Maurice de Nassau. L’installation permanente ne commence toutefois qu’en 1638, dans cette même baie, et le fort Frederik Hendrik y est édifié dans la foulée. Les Hollandais abandonnent définitivement l’île en 1710 ; les Français, arrivés en 1715, préfèrent Port-Louis et laissent le site à sa lente ruine.
Le site est classé au patrimoine national et se visite gratuitement. Le musée, ouvert en mai 1999 dans un bâtiment de l’époque française, présente le produit des fouilles archéologiques menées sur place — notamment la campagne conduite entre 1997 et 2003 avec des chercheurs américains et néerlandais, qui a mis au jour les couches hollandaises une cinquantaine de centimètres sous les constructions françaises : céramiques, pipes en terre, boulets, objets du quotidien. Dans le parc, on parcourt les vestiges de la prison, de la boulangerie, de la forge et du bâtiment principal.

Soyons honnêtes : ce n’est pas spectaculaire. Il n’y a ni reconstitution, ni scénographie moderne, et on fait le tour du site en une heure. Mais c’est le seul endroit de Maurice où l’on touche la première page de son histoire, et la maquette de l’entrée aide à comprendre ce qu’on regarde. Tout le détail est sur la page du fort Frederik Hendrik et son musée.
La bataille de Grand Port, août 1810
La bataille de Grand Port s’est déroulée du 20 au 27 août 1810, dans la baie que l’on a sous les yeux depuis le fort. Tout se joue à l’entrée du lagon, sur un verrou minuscule : l’île de la Passe, fortifiée par les Français, tombe d’abord aux mains des Britanniques, qui s’en servent pour attirer leur adversaire dans la baie. Mal leur en prend. L’escadre française commandée par Guy-Victor Duperré y a défait l’escadre britannique de Josias Rowley, qui a perdu quatre frégates. C’est la seule victoire navale française inscrite sur l’Arc de Triomphe à Paris. Elle n’a pourtant rien changé à l’issue : quelques mois plus tard, les Britanniques débarquaient au nord et prenaient l’île. Le récit complet est dans l’article publié pour le 215e anniversaire de la bataille de Grand Port.
Les îlots de la baie de Grand Port
La baie de Grand Port est semée d’îlots, et c’est l’une des sorties les plus intéressantes de tout l’est : ce que les opérateurs appellent la croisière des cinq îles du sud-est. On quitte Mahébourg ou Blue Bay le matin, on navigue entre les récifs, on s’arrête pour du snorkeling, on débarque sur des cailloux où il ne reste que des ruines et des oiseaux, et l’on revient en fin d’après-midi avec l’impression d’avoir vu une autre île Maurice. C’est une belle journée, et elle raconte à elle seule l’histoire militaire du pays.
L’île aux Fouquets, ou île au Phare
L’île aux Fouquets est l’îlot au phare en ruine que l’on aperçoit depuis Mahébourg, posé sur le récif à l’entrée de la baie. Le phare, haut de 26 mètres et construit sous l’administration britannique au milieu des années 1860, est abandonné depuis longtemps et classé au patrimoine national ; l’îlot lui-même, long d’environ 250 mètres, fait partie des aires protégées du pays. On y marche entre deux mondes : le lagon lisse d’un côté, l’océan qui cogne sur le récif de l’autre. Le détail est sur la page de l’île aux Fouquets.

L’île de la Passe
L’île de la Passe est le petit îlot fortifié qui commande l’entrée de la baie, et le point de départ de la bataille de 1810. On y voit encore les vestiges des batteries, des casernes et des citernes, avec des panneaux explicatifs sur place. Un avertissement de terrain : l’accostage est très sportif, sans ponton, et se fait au ressac. Ce n’est pas une escale pour tout le monde — mais c’est le seul endroit où l’histoire navale de Maurice se raconte les pieds dans l’eau. Voir la page de l’île de la Passe.
L’îlot Vacoas
L’îlot Vacoas complète le trio, entre l’île de la Passe et l’île aux Fouquets. Il n’a ni monument ni plage aménagée : on y vient pour ce qu’il y a dessous, des jardins de coraux et des fonds réputés pour le snorkeling, dans un secteur beaucoup moins fréquenté que les spots du nord. Voir la page de l’îlot Vacoas.
À ces trois-là s’ajoutent, selon les opérateurs et l’état de la mer, d’autres îlots de la baie et l’incontournable île aux Aigrettes, qui se visite quant à elle uniquement avec la Mauritian Wildlife Foundation et non dans le cadre d’une croisière. L’ensemble des îles et îlots du pays est regroupé sur la page îles et îlots.
Mahébourg, la petite ville qui a tout vu passer
Mahébourg est la seule vraie ville de la côte est, et elle ne ressemble à aucune autre à Maurice : une trame en damier héritée du début du XIXe siècle, des maisons créoles à varangue, un front de mer qui regarde le lagon et les îlots, et un rythme lent qui n’a rien à voir avec Grand Baie. Fondée en 1804 et baptisée en l’honneur de Mahé de La Bourdonnais, elle fut un temps le principal port de l’île avant que tout ne se déplace vers Port-Louis. On y passe une demi-journée sans effort, et l’on y mange bien pour trois fois rien.
Le musée national d’histoire
Le musée occupe un château de la fin du XVIIIe siècle, entouré d’un parc, qui servit d’hôpital militaire pendant la bataille de Grand Port — on y soigna les blessés des deux camps. Ses collections tournent naturellement autour de la mer : canons et boulets, cartes marines, sextants, maquettes, souvenirs de corsaires, et la cloche du Saint-Géran remontée du naufrage de Poudre d’Or. Voir la page du musée d’histoire nationale de Mahébourg.

La biscuiterie Rault
La biscuiterie Rault fabrique depuis 1870, dans le quartier de Ville Noire, des biscuits au manioc qui n’existent nulle part ailleurs au monde. La visite guidée suit toute la chaîne, du tubercule cultivé sur place à la cuisson sur plaque devant vous, avec des machines d’époque toujours en service, et se termine par une dégustation. C’est la visite la plus attachante du sud-est et l’une des rares où l’on voit encore travailler à la main. Horaires, tarifs et histoire de la famille sur la page de la biscuiterie Rault.
Le marché, la Pointe Canon et les régates
Le grand marché de Mahébourg se tient le lundi et déborde largement du bâtiment : fruits et légumes, textiles, artisanat, instruments de musique. C’est le jour à viser si l’on veut voir la ville dans son élément. Au bord de l’eau, la Pointe Canon porte le monument commémorant l’abolition de l’esclavage, où se déroule chaque année la cérémonie du 1er février. Et si votre séjour tombe au bon moment, les régates de Mahébourg font sortir les pirogues traditionnelles à voile dans la baie : c’est l’un des plus beaux spectacles populaires de l’île. L’ensemble de la ville est présenté sur la page Mahébourg.
Pointe d'Esny et l'île aux Aigrettes
Pointe d’Esny referme la côte est au sud, juste avant Blue Bay. C’est une longue plage de sable fin bordée de villas et de filaos, adossée à une zone humide protégée, avec un lagon peu profond et remarquablement calme. L’ambiance y est résidentielle : peu de commerces, peu de passage, beaucoup de familles installées pour la journée le week-end. La plage publique de Pointe d’Esny reste l’une des plus agréables du secteur pour se baigner sans vagues.

En face, à moins d’un kilomètre du rivage, l’île aux Aigrettes est une réserve naturelle gérée par la Mauritian Wildlife Foundation, où l’on ne débarque qu’avec une visite guidée réservée à l’avance. C’est l’un des derniers endroits où voir la forêt d’ébéniers côtière que l’île entière portait autrefois, et où l’on croise tortues géantes et oiseaux endémiques sauvés de justesse. Une visite qui vaut à elle seule le déplacement dans le sud-est, et qui donne la mesure de ce que Maurice a perdu — et de ce qu’elle a réussi à sauver.
Le vent, la mer et les activités nautiques
Le vent qui gêne les uns fait le bonheur des autres : la côte est est le terrain de jeu des sports de glisse à Maurice. Planche à voile et kitesurf y trouvent des conditions régulières une bonne partie de l’année, avec un lagon large et peu profond qui permet de naviguer en sécurité, notamment entre Belle Mare et Palmar et du côté de Poste Lafayette. Les écoles et les locations passent le plus souvent par les hôtels, y compris pour les clients extérieurs.
Pour le snorkeling, l’est demande un peu de méthode : le lagon est vaste, les fonds proches du bord sont souvent en herbiers et le clapot lève facilement quand l’alizé s’installe. Les meilleures sorties se font tôt le matin, avant que le vent ne monte, ou en bateau vers les zones plus abritées. Les principes généraux et les précautions à connaître sont réunis dans le guide du buceo con esnórquel en Mauricio.
Enfin, la mer au-delà du récif est nettement plus formée ici que sur la côte ouest. Les bulletins météo mauriciens déconseillent régulièrement les sorties en haute mer pendant l’hiver austral, et la baignade hors du lagon ne se pratique pas. Ce n’est pas une raison de s’inquiéter : à l’intérieur du récif, l’eau reste calme et peu profonde sur de grandes distances.
Consejos prácticos
Cuándo venir. De novembre à avril, l’est est probablement la meilleure côte de l’île : le vent tempère la chaleur au lieu de la subir. De juin à septembre, il faut aimer le vent et prévoir de quoi se couvrir en fin d’après-midi, y compris par grand soleil. Mai et octobre offrent le meilleur compromis.
Mover. Il n’y a pas d’autoroute sur cette côte : on circule sur la route côtière et sur des routes secondaires, souvent belles mais lentes. Comptez environ une heure pour rejoindre Port-Louis depuis Belle Mare, et davantage aux heures de sortie des écoles et des bureaux. C’est le principal point à peser : l’est est excentré par rapport aux grands sites de l’ouest et du sud, et un séjour court passé ici se paie en temps de route. La voiture est quasiment indispensable, sauf à ne pas quitter son hôtel — voir le guide de la alquiler de coches en Mauricio.
Un avantage souvent oublié. L’aéroport international se trouve à Plaisance, à cinq kilomètres de Mahébourg, c’est-à-dire à l’extrémité sud de la région. Loger dans le sud-est la première ou la dernière nuit fait gagner beaucoup de fatigue, surtout avec un vol de nuit.
Dónde alojarse. L’est concentre une bonne partie des grands établissements haut de gamme de l’île, précisément parce que l’espace et le calme y ont été préservés, et les locations de villas y sont nombreuses autour de Belle Mare, Palmar, Trou d’Eau Douce et Pointe d’Esny. À l’inverse, l’offre de restauration indépendante est limitée : vérifiez ce point avant de réserver. Pour comparer les options, voir reserva un hotel o una villa..
Un itinéraire d’une journée. Départ tôt de Poudre d’Or (mémorial et Spiritual Park), marche dans le parc de Bras d’Eau en fin de matinée, déjeuner à Belle Mare, puis descente vers Vieux Grand Port pour le fort et le musée, et fin d’après-midi à Mahébourg. Tous ces lieux sont repérables sur la mapa de lugares y actividades turísticas.
Questions fréquentes sur l'est de l'île Maurice
Où commence et où s’arrête l’est de l’île Maurice ?
La côte est de l’île Maurice s’étend de Poudre d’Or, au nord-est, à Pointe d’Esny, au sud-est. Elle couvre la façade maritime des districts de Flacq et de Grand Port. Au-delà de Pointe d’Esny commence le sud, avec Blue Bay et Souillac ; au nord de Poudre d’Or, on entre dans le nord de l’île, autour de Grand Gaube et Cap Malheureux.
Est-ce que la côte est est vraiment plus venteuse ?
Oui, l’est de l’île Maurice reçoit les alizés en premier, sans obstacle, et le vent y est présent presque tous les jours pendant l’hiver austral, de mai à octobre. En été, il souffle plus faiblement et rend la chaleur nettement plus supportable qu’ailleurs. L’exposition varie toutefois d’une plage à l’autre selon la découpe de la côte.
Quelles sont les plus belles plages de l’est ?
Belle Mare et Palmar forment le plus long ruban de sable blanc de l’île, avec un lagon large et des filaos. Pointe d’Esny, au sud, offre une eau très calme et peu profonde. Bras d’Eau et Poste Lafayette conviennent davantage à une promenade qu’à une journée de baignade, le vent y étant plus soutenu.
Quels îlots peut-on visiter dans le sud-est ?
La baie de Grand Port compte plusieurs îlots visitables en bateau depuis Mahébourg ou Blue Bay, généralement réunis dans la croisière dite des cinq îles du sud-est : l’île aux Fouquets et son phare en ruine, l’île de la Passe et ses fortifications de 1810, et l’îlot Vacoas, réputé pour ses fonds de snorkeling. L’île aux Aigrettes, en face de Pointe d’Esny, se visite séparément, uniquement en visite guidée réservée à l’avance.
Faut-il une voiture pour séjourner dans l’est ?
Une voiture est fortement recommandée dans l’est de l’île Maurice. En dehors des hôtels, les restaurants et les commerces sont peu nombreux autour de Belle Mare et de Palmar, et les principaux sites de l’ouest et du sud sont à une heure de route ou davantage. Sans véhicule, un séjour dans l’est se limite en pratique à son hôtel et à ses environs immédiats.
Que voir dans l’est en une journée ?
Une journée bien remplie dans l’est permet d’enchaîner le mémorial du Saint-Géran à Poudre d’Or, une marche dans le parc national de Bras d’Eau, la plage de Belle Mare, les ruines du fort Frederik Hendrik à Vieux Grand Port et le centre de Mahébourg. L’île aux Cerfs et la cascade de Grande Rivière Sud-Est demandent à elles seules une journée entière.
L’est convient-il pour un premier séjour à Maurice ?
L’est convient bien à un séjour où l’on reste principalement sur place, pour l’espace, le calme et la qualité des plages. Pour un premier séjour court où l’on veut voir un maximum de sites, l’excentrement de la région et les temps de trajet jouent contre elle. La question est traitée en détail dans le guide sur la côte à choisir pour ses vacances à l’île Maurice.
Quel est l’intérêt historique de la côte est ?
La côte est abrite le berceau de l’île Maurice : c’est à Vieux Grand Port que les Hollandais se sont installés en 1638, sur le site du premier établissement européen permanent de l’île, et c’est dans la baie de Grand Port qu’a eu lieu en août 1810 la seule victoire navale française inscrite sur l’Arc de Triomphe. Mahébourg, son musée et la biscuiterie Rault complètent cet ensemble.
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Probado por el equipo editorial
L’est couvre une longue partie de l’ile, c’est une zone plus « calme », il y a moins de choses à voir ou à faire, mais pour connaitre complètement l’ile, il faut aussi prendre le temps d’aller voir et visiter certains lieux
