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Weltkulturerbe Aapravasi Ghat

Aapravasi Ghat : les marches où commence la Maurice d’aujourd’hui

Das Wesentliche in wenigen Worten

L’Aapravasi Ghat est l’ancien dépôt d’immigration de Port-Louis, par lequel sont entrés à Maurice la plupart des travailleurs engagés du XIXe siècle.
Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2006, c’est le premier site de la « grande expérience » britannique qui a remplacé l’esclavage par le travail sous contrat.

  • À voir : les marches de pierre montant du quai, le bloc de l’hôpital, les vestiges de la cuisine et des logements en basalte.
  • À comprendre : le centre d’interprétation Beekrumsing Ramlallah, avec sa maquette du dépôt et ses salles sur le voyage et l’engagisme.
  • Pratique : entrée gratuite, environ une heure de visite, ouvert du lundi au samedi matin, fermé le dimanche et les jours fériés.

À deux pas des quais de Port-Louis, entre la grande route et les eaux abritées de Trou Fanfaron, quelques murs de basalte noir, un bâtiment d’hôpital et un escalier de pierre gardent l’un des lieux les plus chargés de mémoire de tout l’océan Indien. C’est par ce dépôt d’immigration qu’au XIXe siècle la plupart des travailleurs engagés sont entrés à Maurice : des hommes, des femmes et des enfants venus en grande majorité d’Inde, plus rarement d’Afrique de l’Est, de Madagascar, de Chine ou d’Asie du Sud-Est, pour travailler dans les champs de canne. Beaucoup ne sont jamais repartis. Leurs descendants forment aujourd’hui la majeure partie de la population de l’île.

Le site est minuscule, à peine 1 640 m², et la ville a grignoté la plus grande partie de ses bâtiments. Mais c’est ici que l’Empire britannique a lancé sa « grande expérience », remplacer les esclaves par une main-d’œuvre sous contrat, un système ensuite copié dans le monde entier. L’UNESCO l’a inscrit au patrimoine mondial en 2006. Juste à côté, dans un ancien entrepôt du XIXe siècle, un centre d’interprétation raconte la « grande expérience », la traversée et le passage au dépôt. L’entrée est gratuite et la visite prend environ une heure : le temps de comprendre d’où vient la Maurice que vous êtes en train de parcourir.

Zusammenfassung

Pourquoi tout commence ici : la « grande expérience »

L’Aapravasi Ghat est le lieu où est née la diaspora moderne des travailleurs engagés, et c’est ce qui lui vaut son inscription au patrimoine mondial. L’esclavage venait d’être aboli dans l’Empire britannique, en 1834, et à Maurice le 1er février 1835. Les planteurs de canne réclamaient des bras. Londres choisit alors Maurice comme premier terrain de ce qu’on appela la « grande expérience » : prouver qu’une main-d’œuvre « libre », recrutée sous contrat, pouvait remplacer les esclaves dans les colonies de plantation.

L’engagé signait un contrat de plusieurs années avec un employeur. Il recevait en échange un salaire, un logement, des rations et la promesse d’un voyage de retour. Sur le papier, c’était un travailleur libre. Dans les faits, la contrainte, les tromperies au recrutement et les abus étaient fréquents.

L’expérience « réussit », du point de vue des planteurs. D’autres puissances coloniales l’adoptent à partir des années 1840, et plus de deux millions de travailleurs engagés traversent ainsi les océans, 2,2 millions selon le Trust Fund,, vers les Caraïbes, l’Afrique australe et orientale, La Réunion, l’Australie ou les Fidji. Maurice en reçoit à elle seule près d’un demi-million. C’est pourquoi les bâtiments de Trou Fanfaron sont considérés comme l’une des premières traces matérielles d’un système économique devenu mondial, et le seul dépôt de ce type qui ait survécu.

2 novembre 1834 : l'arrivée de l'Atlas

Le dimanche 2 novembre 1834, un navire nommé l’Atlas jette l’ancre dans la baie de Trou Fanfaron après six à huit semaines de mer depuis Calcutta, selon les récits. À bord, 36 travailleurs indiens originaires du Bihar, dont six femmes selon L’express. Ils ont été recrutés pour le domaine sucrier de Belle Alliance, dans le district de Rivière-du-Rempart, qui appartient à la maison de commerce Hunter, Arbuthnot & Co.

Ils ne débarquent pas tout de suite. Selon l’historien Satyendra Peerthum, qui a longtemps travaillé pour l’Aapravasi Ghat Trust Fund, c’est un dimanche et la douane est fermée : les 36 hommes et femmes passent la journée à bord, à regarder la ville. Le lendemain, G. C. Arbuthnot demande au gouverneur l’autorisation de les faire descendre à terre, et ce n’est qu’après les formalités qu’ils posent le pied sur l’île, le 4 novembre. Ils partent ensuite pour Belle Alliance, avec un contrat de cinq ans.

C’est pourtant la date du 2 novembre que Maurice a retenue pour commémorer l’arrivée des engagés. Une précision que rappellent les historiens : ces 36 travailleurs ne sont pas les tout premiers engagés de l’histoire mauricienne. Sous la période française déjà, quelques travailleurs sous contrat venus du sud de l’Inde et d’Asie du Sud-Est avaient été employés sur l’île. Ce qui commence en 1834, c’est l’arrivée en masse, organisée et encadrée par l’État colonial.

Autre précision utile : en 1834, le dépôt d’immigration n’existe pas encore. Les premiers engagés arrivent dans le port de Port-Louis, mais les bâtiments que l’on visite aujourd’hui ne seront construits qu’en 1849.

Le dépôt d'immigration, de 1849 à nos jours

Le dépôt d’immigration de Trou Fanfaron est construit en 1849, sur la rive est de la baie, parce que les installations précédentes ne suffisent plus à absorber le nombre d’arrivants. Il ne cesse ensuite de s’agrandir. En 1859, selon un rapport du bureau du Protecteur des immigrants cité par l’encyclopédie Britannica, il peut accueillir 600 personnes. Les toits de tôle, étouffants, sont remplacés par des tuiles, et des latrines sont installées.

En 1864, une ligne de chemin de fer est tracée en plein milieu du dépôt et le coupe en deux. Le complexe est alors remanié en 1864 et 1865 : d’un côté les nouveaux arrivants, de l’autre les engagés déjà sous contrat et ceux qui, leur temps achevé, attendent le bateau du retour. Les plans dressés à cette occasion ont été conservés, et ce sont eux qui ont guidé la restauration du site un siècle et demi plus tard. On y voit des hangars pour loger les immigrants, des cuisines, un hôpital, des latrines et des bureaux.

Les arrivées ralentissent à partir des années 1870. Les convois réguliers d’engagés indiens s’arrêtent en 1910, et le dépôt cesse d’accueillir des immigrants dans les années 1920. Les sources ne s’accordent pas sur l’année exacte de la fin du système : on lit 1920, 1923 ou 1924 selon les auteurs. Les départs, eux, se prolongent un peu plus longtemps : d’après Satyendra Peerthum, le dernier convoi de rapatriement quitte Maurice en 1929.

Deux ou trois jours au dépôt

Pour un engagé, le dépôt était le premier contact avec l’île, et il y restait en général deux à trois jours. Le navire accostait au pied du dépôt. Les arrivants gravissaient l’escalier de pierre qui montait du quai, franchissaient le portail, et entraient dans un monde de registres et de contrôles.

Après des semaines de mer, la première étape était le bain. Venait ensuite l’examen médical, pour repérer les malades et les tenir à l’écart. Chaque immigrant était enregistré, recevait un numéro et était photographié. Ces portraits existent encore : certains sont reproduits sur les panneaux qui accueillent aujourd’hui les visiteurs, et ils font partie des archives conservées à Moka (voir Retrouver la trace d’un ancêtre engagé). Pendant ces quelques jours, les nouveaux venus partageaient leurs repas, leurs langues et leurs histoires, avant d’être répartis entre les domaines sucriers de l’île.

Du « Coolie Ghat » à l’Aapravasi Ghat

Pendant plus d’un siècle, le lieu s’est appelé l’Immigration Depot ou, plus couramment, le « Coolie Ghat ». Le mot « coolie » désignait les travailleurs non qualifiés venus d’Asie et il était devenu péjoratif. Le nom actuel associe deux mots hindis, aapravasi, « immigrant », et ghat, qui désigne le lieu où la terre rencontre l’eau : un quai, un débarcadère, des marches descendant vers un fleuve. Le mot dit à la fois la fonction du site, au bord de la mer, et ce qu’il représentait pour ceux qui y arrivaient, le passage d’une vie à une autre. Ce nom a été forgé à Maurice.

La date du changement de nom varie selon les sources. Le site a été déclaré monument national en 1987, et la plupart des sources, dont Britannica, placent le nouveau nom la même année. Des historiens mauriciens, dans Le Mauricien et Defimedia, précisent que le classement date du 11 avril 1987 et que le nom de « Coolie Ghat » n’a été officiellement remplacé qu’en novembre 1989. Pour le visiteur, la différence est sans conséquence.

Un site rogné par la ville, puis sauvé

Une fois l’immigration terminée, les bâtiments servent à d’autres usages : bureaux, services sociaux, puis besoins militaires pendant la Seconde Guerre mondiale. Le cyclone Carol les endommage en 1960. Une gare routière est construite sur une partie du site dans les années 1970, et une route à grande circulation, tracée sur l’ancienne voie ferrée, en emporte une autre dans les années 1980. Aujourd’hui, selon l’UNESCO, il reste moins de la moitié de la surface qu’occupait le dépôt en 1865, et la route coupe toujours le site en deux.

Le sauvetage commence avec le classement de 1987. Le journaliste et député Beekrumsing Ramlallah (1915-2000), qui a donné son nom au centre d’interprétation, a été l’un de ceux qui se sont battus pour que le lieu soit reconnu. L’Aapravasi Ghat Trust Fund est créé en 2001 pour gérer le site. Les travaux de conservation reprennent sur la base de fouilles archéologiques et des plans de 1864-1865, avec l’appui de rapports d’experts de l’ICOMOS en 2003 et 2004, et des ajouts malvenus des années 1990 sont retirés. Le 16 juillet 2006, lors de sa session tenue à Vilnius, le Comité du patrimoine mondial inscrit l’Aapravasi Ghat sur la liste de l’UNESCO. C’est le premier site mauricien à y figurer, avant le paysage culturel du Morne en 2008.

Ce que vous verrez sur le site

Sur le site lui-même, vous verrez les vestiges en pierre du dépôt de 1865 : l’escalier qui montait du quai, le bloc de l’ancien hôpital, les restes des logements des immigrants, de la cuisine, des latrines et des bains, ainsi que les quartiers des sirdars, les contremaîtres chargés d’encadrer les groupes de travailleurs. Tout est bâti en basalte, la pierre volcanique sombre qu’on retrouve dans les vieux édifices de Port-Louis. Le bloc de l’hôpital est le bâtiment le plus complet.

murs et bassins en basalte, vestiges du dépôt d'immigration de l'Aapravasi Ghat à Port-Louis

Murs et bassins en basalte, vestiges du dépôt d’immigration de l’Aapravasi Ghat à Port-Louis

Ne vous attendez pas à un grand ensemble monumental. Ce sont des murs à hauteur d’homme, des soubassements, des pavés et des marches, sur une surface qu’on parcourt en une vingtaine de minutes. Certains visiteurs repartent déçus par la taille des vestiges. C’est précisément pour cette raison que la visite commence par le centre d’interprétation : une fois qu’on sait ce qui se passait entre ces murs, les quelques pierres qui restent prennent un tout autre poids.

Dans le jardin, une plaque rappelle la plantation d’un arbre le 16 juillet 2016, pour les dix ans de l’inscription au patrimoine mondial.

Les marches : quatorze ou seize ?

L’escalier est le cœur symbolique du site : c’est la première chose que foulaient les engagés en quittant le bateau, et c’est aujourd’hui l’image la plus reproduite de l’Aapravasi Ghat. Le nombre de ses marches varie pourtant selon les sources. La description officielle de l’UNESCO parle d’une volée de quatorze marches. La plupart des textes récents, l’encyclopédie Britannica comme les historiens mauriciens, en comptent seize.

L’explication a été donnée par L’express en 2007, peu avant l’ouverture officielle du site restauré : deux marches enfouies venaient d’être dégagées, ce qui portait le total à seize. Le texte de l’UNESCO, rédigé sur l’état antérieur, n’a pas été modifié depuis. Ce sont donc seize marches que vous verrez sur place.

Le centre d'interprétation Beekrumsing Ramlallah

Le centre d’interprétation Beekrumsing Ramlallah est le musée de l’Aapravasi Ghat, et c’est par lui que commence la visite. Il occupe un entrepôt du milieu du XIXe siècle, rénové, voisin des vestiges. Il a ouvert au public le 3 novembre 2014, au lendemain de son inauguration organisée pour le 180e anniversaire de l’arrivée des engagés. Le Trust Fund le présente comme l’un des rares lieux au monde entièrement consacrés à l’engagisme.

L’exposition permanente retrace l’expérience des engagés et le rôle clé de Maurice dans l’histoire de l’engagisme. Le plan publié par le Trust Fund dans sa brochure de 2015 la découpe en sept espaces, parcourus dans cet ordre après l’entrée :

  • l’Aapravasi Ghat ;
  • la Grande Expérience ;
  • le Voyage ;
  • la vie aux abords du dépôt ;
  • l’engagisme ;
  • le dépôt d’immigration ;
  • l’héritage de l’engagisme.

Une boutique complète le parcours. D’autres sources évoquent six sections : l’aménagement a pu évoluer depuis la publication de ce plan.

La pièce la plus parlante est une grande maquette du dépôt, tel qu’il se présentait au XIXe siècle, avec ses cours, ses bâtiments et un voilier amarré au quai. Elle permet de se représenter ce que la route et la gare routière ont effacé, et de replacer chaque vestige dans l’ensemble.

maquette du dépôt d'immigration de l'Aapravasi Ghat avec un voilier à quai, centre d'interprétation Beekrumsing Ramlallah

Maquette du dépôt d’immigration de l’Aapravasi Ghat avec un voilier à quai, centre d’interprétation Beekrumsing Ramlallah

Plus loin, le parcours présente la reconstitution grandeur nature d’une case, avec son toit de chaume, ses murs de terre et ses meules de pierre posées sur le seuil. La dernière salle est consacrée à ce que l’engagisme a laissé à Maurice.

Combien d'engagés, et d'où venaient-ils ?

Près d’un demi-million de travailleurs engagés sont arrivés à Maurice entre 1834 et le début du XXe siècle. C’est le chiffre retenu par l’UNESCO. Selon la brochure du Trust Fund, 97,5 % d’entre eux venaient d’Inde. Les chiffres plus précis diffèrent selon ce qu’ils comptent, et aucun n’est faux :

  • Près d’un demi-million, venus d’Inde entre 1834 et 1920, selon l’UNESCO. D’autres sources donnent 1849-1923 ou 1834-1924 pour les bornes.
  • Environ 454 000 immigrants indiens sont recensés dans les registres des archives de l’immigration indienne, pour la période 1842-1910 que couvrent ces documents.
  • Environ 462 800 immigrants, selon l’historien Satyendra Peerthum, arrivés au cours de quelque 1 700 traversées entre l’Inde et Maurice.
  • Plus de 350 000 personnes sont passées par le dépôt de Trou Fanfaron lui-même, entre mai 1849 et août 1910, selon un article du Mauricien. Ce chiffre plus bas s’explique : il ne compte que les arrivées postérieures à la construction du dépôt.

Les engagés indiens embarquaient à Calcutta, Madras ou Bombay. Ils venaient notamment du Bihar, de l’actuel Uttar Pradesh, du Tamil Nadu, de l’Andhra Pradesh et du Maharashtra. Les autres venaient d’Afrique de l’Est, de Madagascar, de Chine et d’Asie du Sud-Est. Leur nombre reste incertain : L’express avançait environ 50 000 personnes, un chiffre difficile à concilier avec la proportion de 97,5 % d’Indiens donnée par le Trust Fund.

Tous ne sont pas restés. Beaucoup sont rentrés chez eux à la fin de leur contrat, d’autres sont repartis vers d’autres colonies. Les sources parlent de 150 000 à plus de 160 000 départs.

Quelle part des Mauriciens descend de ces engagés ? Là encore, les chiffres qui circulent varient, de 68 % à plus de 70 %, voire plus encore dans certains textes. Ces pourcentages sont des estimations : le recensement mauricien ne pose plus de question sur l’origine ethnique depuis 1972. La formulation la plus prudente est celle du CIA World Factbook, pour qui les Mauriciens d’origine indienne représentent environ les deux tiers de la population.

Le 2 novembre, jour férié

Le 2 novembre est un jour férié à Maurice, en mémoire de l’arrivée des travailleurs engagés. Le gouvernement l’a institué en 2001, l’année de la création de l’Aapravasi Ghat Trust Fund. En 2026, il tombe un lundi. En 2027, il tombe un mardi, au lendemain de la Toussaint, et prolonge une longue séquence de jours fériés (voir notre article sur les jours fériés 2027 à l’île Maurice).

La commémoration nationale se tient chaque année sur le site de l’Aapravasi Ghat. Le site étant fermé les jours fériés pour les visites ordinaires, ce n’est pas le jour à choisir pour découvrir le centre d’interprétation au calme.

Retrouver la trace d'un ancêtre engagé

Les registres des engagés indiens sont conservés à Moka, dans les archives de l’immigration indienne du Mahatma Gandhi Institute (MGI). C’est la plus importante collection au monde sur les engagés indiens : près de 2 055 registres originaux, qui contiennent des informations sur environ 454 000 immigrants arrivés entre 1842 et 1910. Ces archives sont inscrites depuis 2015 au registre Mémoire du monde de l’UNESCO.

Pour qu’une recherche aboutisse, le MGI demande le nom de l’immigrant et son numéro d’immigrant. Ce numéro figure souvent sur les anciens actes d’état civil de la famille. Les registres peuvent révéler le navire d’arrivée, la région d’origine en Inde et le domaine où l’engagé a été employé, et parfois sa photographie : une série entière des archives est constituée des portraits pris au dépôt. Tous les dossiers ne sont pas complets, et certaines informations peuvent manquer.

Ces documents servent aussi à des démarches officielles : les descendants qui demandent la carte d’Overseas Citizen of India auprès du Haut-Commissariat de l’Inde doivent fournir une attestation du MGI prouvant leur ascendance. Les archives des passagers « libres », venus d’Inde sans contrat d’engagement, sont conservées aux Archives nationales de Maurice.

Le MGI publie ses conditions d’accès et ses services sur son site, mgirti.ac.mu. Vérifiez-y les modalités en vigueur avant de vous déplacer à Moka.

Préparer votre visite

L’Aapravasi Ghat se visite gratuitement, du lundi au vendredi de 9 h à 16 h et le samedi de 9 h à 12 h. Il est fermé le dimanche et les jours fériés, et ferme à midi les 24 et 31 décembre. Ces horaires valent à la fois pour le site et pour le centre d’interprétation.

Durée de la visite

Comptez environ une heure. Le Trust Fund indique 30 à 45 minutes pour le centre d’interprétation, par lequel commence la visite, puis une vingtaine de minutes sur le site du patrimoine mondial.

Geführte touren

Les visites guidées sont proposées sur réservation préalable, dans la limite des disponibilités. Le Trust Fund propose aussi une visite virtuelle sur son site, utile pour préparer la visite ou la prolonger. Pour réserver, appelez le +230 217 7770.

Zugänglichkeit

Le site du patrimoine mondial est accessible en fauteuil roulant, tout comme l’ensemble des salles et l’espace principal du centre d’interprétation. Des toilettes accessibles sont à disposition. Pour un besoin particulier, le Trust Fund invite à le contacter à l’avance au +230 217 7770.

Accès et stationnement

L’Aapravasi Ghat se trouve sur Quay Street, en bordure du port, dans le centre de Port-Louis. Le centre d’interprétation n’a pas de parking. Le Trust Fund conseille de se garer au Granary ou au Caudan Waterfront, d’où l’on rejoint le site à pied. Si vous venez en bus, la gare routière d’Immigration Square est toute proche du site. Pour le situer parmi les autres lieux à visiter, consultez notre touristenkarte von Mauritius.

Coordonnées et informations à jour

Aapravasi Ghat World Heritage Site, Beekrumsing Ramlallah Interpretation Centre, Quay Street, Port-Louis. Téléphone : +230 217 7770.

Le site officiel du Trust Fund est aujourd’hui aapravasi.govmu.org. C’est là que sont publiées les fermetures exceptionnelles, comme celle du 29 juin 2026 pour une formation du personnel. Attention : l’ancienne adresse aapravasighat.org, qui figure encore sur les panneaux à l’entrée du site et dans de nombreux guides, n’est plus celle du Trust Fund et affiche aujourd’hui un contenu sans rapport avec lui.

Autour de l'Aapravasi Ghat

L’Aapravasi Ghat est au cœur du vieux Port-Louis, et la plupart des lieux à voir de la capitale sont à distance de marche. Notre reiseführer port Louis les présente en détail.

Pour prolonger la découverte de cette histoire, notre article sur die geschichte von Mauritius replace l’engagisme dans l’ensemble du passé de l’île, et notre page musées et lieux historiques rassemble les autres sites à visiter.

Häufig gestellte Fragen

Que signifie « Aapravasi Ghat » ?

Aapravasi Ghat associe deux mots hindis : aapravasi signifie « immigrant » et ghat désigne le lieu où la terre rencontre l’eau, un quai ou un débarcadère. On traduit souvent le nom par « le lieu d’arrivée des immigrants ». Le site s’appelait auparavant l’Immigration Depot ou le « Coolie Ghat ».

Pourquoi l’Aapravasi Ghat est-il inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO ?

L’Aapravasi Ghat est inscrit au patrimoine mondial depuis 2006 parce que c’est le premier site choisi par les Britanniques, en 1834, pour leur « grande expérience » : remplacer les esclaves par des travailleurs sous contrat. Ce système a ensuite été adopté dans le monde entier et a déplacé plus de deux millions de personnes. Le dépôt de Port-Louis est le seul de ce type à avoir survécu.

L’entrée de l’Aapravasi Ghat est-elle payante ?

Non, l’entrée de l’Aapravasi Ghat est gratuite, pour le site du patrimoine mondial comme pour le centre d’interprétation Beekrumsing Ramlallah.

Quels sont les horaires de l’Aapravasi Ghat ?

L’Aapravasi Ghat est ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 16 h et le samedi de 9 h à 12 h. Il est fermé le dimanche et les jours fériés, et ferme à midi les 24 et 31 décembre.

Combien de temps faut-il pour visiter l’Aapravasi Ghat ?

Comptez environ une heure pour visiter l’Aapravasi Ghat : 30 à 45 minutes dans le centre d’interprétation, puis une vingtaine de minutes sur le site des vestiges.

Peut-on faire une visite guidée de l’Aapravasi Ghat ?

Oui, des visites guidées de l’Aapravasi Ghat sont proposées sur réservation préalable et selon les disponibilités, au +230 217 7770. Une visite virtuelle est aussi disponible sur le site officiel du Trust Fund.

Où se garer pour visiter l’Aapravasi Ghat ?

Le centre d’interprétation de l’Aapravasi Ghat n’a pas de parking. Le Trust Fund conseille de se garer au Granary ou au Caudan Waterfront et de rejoindre le site à pied.

L’Aapravasi Ghat est-il accessible en fauteuil roulant ?

Oui, le site de l’Aapravasi Ghat et les salles du centre d’interprétation sont accessibles en fauteuil roulant, et des toilettes adaptées sont disponibles.

Combien de travailleurs engagés sont arrivés à Maurice ?

Près d’un demi-million de travailleurs engagés sont arrivés à Maurice entre 1834 et le début du XXe siècle, en très grande majorité depuis l’Inde, selon l’UNESCO. Les archives de l’immigration indienne en recensent environ 454 000 pour la seule période 1842-1910.

Combien de marches compte l’escalier de l’Aapravasi Ghat ?

L’escalier de l’Aapravasi Ghat compte seize marches. La description de l’UNESCO en mentionne quatorze, parce qu’elle a été rédigée avant que deux marches enfouies soient dégagées lors des travaux, peu avant l’ouverture officielle du site restauré, prévue en juillet 2007.

Que commémore-t-on le 2 novembre à Maurice ?

Le 2 novembre, jour férié à Maurice, commémore l’arrivée des travailleurs engagés, en souvenir du navire Atlas, entré dans le port de Port-Louis le 2 novembre 1834 avec 36 travailleurs indiens. Les cérémonies officielles se tiennent sur le site de l’Aapravasi Ghat.

Comment retrouver la trace d’un ancêtre engagé indien ?

Les registres des engagés indiens sont conservés aux archives de l’immigration indienne du Mahatma Gandhi Institute, à Moka. Pour lancer une recherche, il faut le nom de l’immigrant et son numéro d’immigrant, souvent inscrit sur les anciens actes d’état civil de la famille. Les registres peuvent indiquer le navire, la région d’origine, le domaine d’emploi et parfois une photographie.

Les informations dans cet article sont données à titre indicatif. L’auteur et l’éditeur déclinent toute responsabilité quant à l’exactitude des informations mentionnées. Il est recommandé de vérifier les informations directement auprès des opérateurs locaux ou des autorités mauriciennes concernées lors de votre séjour, en particulier les horaires et les fermetures exceptionnelles, publiés sur le site officiel de l’Aapravasi Ghat Trust Fund. Voir les AGB (Artikel 12).

Letzte Aktualisierung: September 2026

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