Randonnée

Randonnée à la Roche qui Pleure

Souillac

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Randonnée à la Roche qui Pleure

Présentation rapide

La Roche qui Pleure est une courte balade côtière située à Souillac, dans le sud de l’île Maurice. Ce site naturel pittoresque tire son nom d’un phénomène unique : lorsque les vagues déferlent sur les rochers basaltiques, l’eau s’infiltre puis ruisselle comme des larmes sur la pierre. Accessible à tous, cette promenade de moins d’une heure offre des paysages côtiers spectaculaires avec des falaises abruptes, une mer démontée et une nature sauvage préservée. Idéale pour les familles, cette sortie permet de découvrir la beauté brute du littoral mauricien, loin des plages touristiques. À combiner avec la visite de Gris-Gris et d’autres sites environnants pour une journée complète.
Bonus : il est possible de continuer la randonnée après être arrivé à la roche qui pleure (voir le 2.)

Sommaire

  1. Informations pratiques
  2. Description du parcours + variantes
  3. Accès et point de départ
  4. Meilleurs moments pour visiter
  5. Équipement recommandé
  6. Ce qu’on voit sur le site
  7. Histoire et origine du nom
  8. Activités complémentaires dans la région
  9. Carte et informations topographiques
  10. Photos

1. Informations pratiques, météo

Distance 1,64 km (aller-retour) ou plus si variantes
Durée moyenne 35 minutes ou plus si variantes
Difficulté Facile (à difficile si variantes)
Retour au départ Oui (boucle)
Dénivelé positif +31 mètres
Dénivelé négatif -25 mètres
Point haut 35 mètres
Point bas 11 mètres

2. Description du parcours + variantes

Point de départ : parking de la plage de Gris-Gris

La randonnée débute depuis le parking de la pointe Gris-Gris, un site emblématique du sud de l’île Maurice. Ce parking public gratuit se trouve directement au bord de la plage de Gris-Gris, connue pour ses vagues impressionnantes et l’absence de barrière de corail qui protège habituellement les côtes mauriciennes.

Première partie : le long de la plage et entrée dans la pinède (environ 10-15 minutes)

Depuis le parking (le départ se fait sur la gauche de l’escalier qui décent à la plage, voir photos), le sentier longe d’abord la plage de Gris-Gris par le haut. Vous marcherez en contrebas d’une belle propriété avant que le chemin ne s’enfonce dans une pinède côtière. Le sentier n’est pas toujours parfaitement tracé ou balisé dans cette forêt de pins, mais l’objectif reste simple : longer la côte.

La végétation y est particulière, dominée par les filaos (casuarinas) qui résistent bien au vent marin et au sel. Leurs aiguilles tapissent le sol, créant un tapis naturel agréable sous les pieds. L’atmosphère est paisible, avec le bruit des vagues en fond sonore.

Au cours de cette portion, vous passerez à côté de bancs installés stratégiquement en bordure de falaise. Ces points de repos offrent des vues superbes sur l’océan et constituent des occasions parfaites pour faire une pause contemplative et admirer le paysage côtier sauvage.

Section médiane : le petit ravin (environ 5 minutes)

Après avoir longé la côte pendant quelques centaines de mètres, le sentier descend dans un petit ravin, puis remonte de l’autre côté. Cette petite dénivellation est la partie la plus technique du parcours, bien qu’elle reste très accessible. Le terrain peut être légèrement humide et glissant dans le fond du ravin, surtout après des pluies.

Approche finale : vers la pointe rocheuse (environ 5 minutes)

Une fois remonté du ravin, tournez à droite en direction de la pointe rocheuse. Vous sortez progressivement de la pinède pour rejoindre un environnement plus découvert, dominé par les roches basaltiques noires caractéristiques de cette côte volcanique.

Le sentier monte légèrement vers un petit dôme rocheux qu’il faut gravir pour accéder au point de vue principal. L’ascension est courte et ne présente aucune difficulté majeure, même si les roches peuvent être glissantes par temps humide.

Arrivée à la Roche qui Pleure (point culminant de la balade)

Vous voilà arrivé au bout de la pointe, face à l’océan Indien qui se déchaîne sur les rochers. C’est ici que se trouve la fameuse Roche qui Pleure, un ensemble de formations basaltiques sur lesquelles les vagues viennent s’écraser avec force.

Le phénomène qui donne son nom au site est particulièrement visible lors des jours de mer agitée : l’eau pénètre dans les fissures et cavités des roches, puis s’écoule lentement en ruisselant sur les parois comme des larmes. Ce spectacle naturel est à la fois poétique et impressionnant.

Un panneau explicatif installé juste avant d’atteindre la roche fournit des informations sur le phénomène géologique et l’histoire du site.

Retour : variante par la route goudronnée (environ 10-15 minutes)

Pour le retour, plutôt que de refaire exactement le même chemin, une variante est possible et recommandée pour créer une vraie boucle. Depuis la Roche qui Pleure, faites demi-tour et rejoignez une petite route goudronnée bordée de balises de couleur (appelées localement « bites »).

Empruntez cette route jusqu’à atteindre une sorte de parking ou zone dégagée. À partir de là, rentrez dans la forêt et longez plus ou moins un grillage qui vous ramènera sur le chemin de l’aller. Suivez-le en sens inverse jusqu’au parking de Gris-Gris où vous avez stationné.

Cette variante permet de découvrir le site sous un autre angle et de boucler la randonnée sans monotonie.

Variantes

Si vous trouvez la balade un peu courte, vous pouvez continuer le sentier après la roche qui pleure, ça longe la falaise jusqu’à un endroit qui permet de descendre sur le bord de la mer, attention c’est assez spectaculaire (déconseillé aux personnes souffrants de vertiges ou aux jeunes enfants) car il faut descendre la falaise à l’aide d’échelles branlantes et de cordes, c’est plus impressionnant que difficile! mais ça vaut le coup, il est ensuite possible de continuer en longeant le bord de la falaise jusqu’à des cascades.
Selon l’heure ou vos envies, pour rentrer au parking, vous pouvez faire demi tour et repartir par le même chemin (ou ses nombreuses variantes, le chemin se divise souvent), si vous perdez votre chemin (peu probable), il vous suffit au retour de vous diriger vers la gauche, vous retrouverez alors le bord de la falaise…
Vous trouverez à la partie 10. quelques photos de la variante après la roche qui pleure.

3. Accès et point de départ

Localisation

La Roche qui Pleure se situe à Souillac, un village côtier pittoresque dans le sud de l’île Maurice, district de Savanne. Plus précisément, le départ de la randonnée s’effectue depuis le parking de la pointe Gris-Gris, site naturel emblématique de la région.

Comment s’y rendre

En voiture de location ou véhicule privé :

Vous trouverez en bas de la page une carte, cliquez sur itinéraire pour vous y rendre.

Une fois arrivé à Souillac, suivre les indications vers « Gris-Gris » ou « Plage de Gris-Gris ». Le parking est bien indiqué et visible depuis la route principale.

En transport en commun :

Des bus publics desservent Souillac depuis Port-Louis, Mahébourg et Curepipe. Une fois à Souillac, le parking de Gris-Gris se trouve à environ 10-15 minutes de marche du centre du village. Demandez votre chemin aux habitants qui se feront un plaisir de vous orienter.

En taxi :

Les taxis sont une option confortable, notamment depuis les zones touristiques. Négociez le tarif à l’avance et convenez d’une heure de retour avec le chauffeur, ou demandez-lui de vous attendre si la balade est courte.

Point de départ exact

Le parking de la pointe Gris-Gris est un parking public gratuit situé directement face à la plage du même nom. Des panneaux y présentent l’histoire du site et des consignes de sécurité rappelant l’interdiction de baignade.
Le départ de la randonnée se situe à une dizaine de mètres sur la gauche de l’escalier descendant à la plage

Les coordonnées GPS du parking sont : S 20.524495° / E 57.530397°

Le début du sentier vers la Roche qui Pleure n’est pas toujours très clairement balisé, mais il suffit de longer la plage par le haut, en direction de l’ouest, pour le trouver naturellement.

Stationnement

Le parking est gratuit et peut accueillir une dizaine de véhicules. Aux heures de pointe (généralement en fin de matinée le week-end), il peut être complet, obligeant à se garer un peu plus loin le long de la route. Ne laissez jamais d’objets de valeur visibles dans votre véhicule.

Horaires d’accès

Le site est accessible librement toute l’année, 24h/24. Cependant, pour des raisons de sécurité et de confort, il est recommandé de visiter pendant les heures de jour, idéalement le matin ou en fin d’après-midi.

4. Meilleurs moments pour randonner

Meilleure période de l’année

La Roche qui Pleure peut se visiter toute l’année, mais chaque saison offre une expérience différente :

Hiver austral (mai à octobre) :

C’est la période la plus agréable pour les balades, avec des températures douces (entre 20 et 25°C), moins d’humidité et un temps généralement ensoleillé. Les vents peuvent être plus forts sur cette côte exposée, rendant le spectacle des vagues encore plus impressionnant. C’est la haute saison touristique à Maurice, donc attendez-vous à croiser davantage de visiteurs, surtout le week-end.

Été austral (novembre à avril) :

La saison chaude et humide apporte des températures plus élevées (25 à 33°C) et des averses tropicales occasionnelles, généralement brèves mais intenses. Le phénomène de la roche qui « pleure » est particulièrement spectaculaire après une pluie, lorsque l’eau continue de ruisseler sur les rochers. Attention cependant : c’est aussi la saison cyclonique (janvier à mars), période durant laquelle il faut surveiller la météo et éviter les sorties en cas d’alerte.

Meilleur moment de la journée

Matin (7h00-10h00) :

Les matinées offrent une lumière douce et dorée, idéale pour la photographie. Les températures sont encore fraîches et le site est généralement peu fréquenté. La rosée peut rendre certaines roches glissantes, mais cela renforce aussi le phénomène de « pleurs » sur les rochers.

Fin d’après-midi (15h30-18h00) :

La lumière de fin de journée est également magnifique, avec des couleurs chaudes qui illuminent les falaises et l’océan. C’est un moment propice pour profiter du spectacle du soleil qui décline sur l’horizon marin (bien que le coucher de soleil soit plus spectaculaire sur la côte ouest de l’île).

À éviter : milieu de journée (11h00-15h00) :

Le soleil est au zénith, créant des ombres dures et peu flatteuses pour les photos. La chaleur peut être étouffante, surtout en été, et le manque d’ombre sur la portion rocheuse finale rend la balade moins confortable.

Conditions de mer

Le spectacle de la Roche qui Pleure est évidemment plus impressionnant lorsque la mer est agitée. Les jours de forte houle, les vagues se fracassent avec puissance sur les rochers, projetant des gerbes d’écume et créant un rugissement assourdissant.

Cependant, par mer très agitée, il convient de rester à distance respectable des rochers et de ne jamais tourner le dos à l’océan. Des vagues scélérates peuvent surgir et balayer les rochers sans prévenir.

Par temps calme, le spectacle est moins dramatique mais permet de mieux observer les détails des formations rocheuses et de s’approcher davantage du bord en toute sécurité.

Vérification de la météo

Avant de partir, consultez toujours les prévisions météorologiques. Évitez absolument cette sortie en cas de :

  • Alerte cyclonique
  • Orages annoncés
  • Pluies torrentielles prévues
  • Vent très fort (au-delà de 60 km/h)

5. Équipement recommandé

Bien que cette randonnée soit très courte et facile, quelques éléments d’équipement vous assureront une sortie confortable et sécurisée.

Équipement essentiel

Chaussures :

Des chaussures de marche fermées ou des baskets avec une bonne adhérence sont recommandées. Les tongs et sandales sont déconseillées car les rochers basaltiques peuvent être glissants et coupants. Des chaussures de randonnée légères sont idéales mais non obligatoires., i vous ne faites pas de variantes, car la descente de la falaise nécessite d’avoir des chaussures avec de bons crampons pour ne pas risquer de glisser.

Eau :

Prévoyez au moins 0,5 à 1 litre d’eau par personne, même pour cette courte sortie. Le climat tropical mauricien provoque une déshydratation rapide, accentuée par le vent marin.

Protection solaire :

  • Crème solaire haute protection (indice 50+)
  • Casquette ou chapeau
  • Lunettes de soleil avec protection UV

La portion finale du parcours, sur les rochers, est totalement exposée au soleil sans aucune ombre.

Vêtements :

Portez des vêtements légers, respirants et confortables. Un short ou pantalon léger de marche et un t-shirt suffisent. Une veste coupe-vent légère peut être utile si vous êtes sensible au vent marin.

Équipement recommandé

Appareil photo ou smartphone :

Les paysages sont spectaculaires et méritent d’être immortalisés. N’oubliez pas de charger vos batteries !

Petit sac à dos :

Pour transporter votre eau, appareil photo, crème solaire et éventuellement un en-cas.

Répulsif anti-moustiques :

Utile surtout pendant la saison chaude et humide (novembre à avril), particulièrement en début et fin de journée.

Équipement optionnel

Jumelles :

Pour observer les oiseaux marins qui nichent dans les falaises.

Serviette ou tapis de sol :

Si vous souhaitez vous asseoir confortablement sur un banc ou un rocher pour pique-niquer.

Ce qu’il ne faut PAS apporter

Évitez de vous encombrer avec :

  • De gros sacs à dos
  • Équipement de pique-nique volumineux
  • Chaises pliantes ou parasols

Cette balade est courte et ne nécessite qu’un équipement minimal.

Remarque importante

Contrairement à d’autres randonnées plus longues et exigeantes de l’île Maurice (comme le Morne Brabant ou le Piton de la Petite Rivière Noire), la Roche qui Pleure ne nécessite pas de chaussures de randonnée spécialisées ni d’équipement technique. Une paire de baskets confortables suffit amplement (sauf pour la variante après la roche qui pleure).

6. Ce qu'on voit sur le site

Le phénomène de la Roche qui Pleure

L’attraction principale du site est bien sûr le phénomène naturel qui lui donne son nom. Lorsque les vagues déferlent sur les rochers basaltiques, l’eau s’infiltre dans les multiples fissures, cavités et anfractuosités de la roche poreuse.

Sous la pression des vagues et par effet de gravité, cette eau emprisonnée ressort ensuite lentement en ruisselant sur les parois rocheuses, créant l’illusion de larmes qui coulent sur la pierre noire. Ce spectacle poétique est particulièrement visible après le passage de vagues importantes ou pendant les périodes de forte houle.

Note historique importante :

La roche originale qui donnait son nom au site s’est brisée lors du passage du cyclone Anacelle en 1998. Cependant, le phénomène persiste sur d’autres formations rocheuses du même secteur, et c’est l’ensemble de la zone qui porte désormais ce nom évocateur. Certains visiteurs et habitants locaux appellent aussi le site « Roche Coulante » en référence à ce phénomène.

Les formations basaltiques

La côte sud de l’île Maurice, et particulièrement la zone de Gris-Gris et de la Roche qui Pleure, présente des formations géologiques remarquables issues de l’activité volcanique qui a créé l’île il y a plusieurs millions d’années.

Les roches noires basaltiques, sculptées par l’érosion marine incessante, créent des paysages spectaculaires et tourmentés. Les falaises abruptes, les pointes rocheuses déchiquetées et les grottes marines témoignent de la puissance de l’océan qui façonne continuellement ce littoral.

Contrairement à la majeure partie de l’île Maurice protégée par une barrière de corail, cette côte sud est directement exposée aux vagues de l’océan Indien qui viennent s’y briser sans aucun obstacle. Cette absence de lagon crée un spectacle permanent de mer démontée et de déferlantes puissantes.

La plage de Gris-Gris

Juste au départ de la randonnée, la plage de Gris-Gris mérite qu’on s’y attarde quelques instants. Bordée de falaises noires et battue par les vagues, elle offre un contraste saisissant avec les plages paradisiaques et calmes du nord de l’île.

Attention : la baignade est strictement interdite à Gris-Gris en raison des courants très dangereux et de l’absence de récif corallien protecteur. Des panneaux rappellent cette interdiction. Respectez impérativement cette consigne de sécurité.

La plage reste néanmoins un lieu magnifique pour se promener, écouter le rugissement des vagues et profiter de la beauté sauvage du littoral.

Panoramas et points de vue

Tout au long du parcours, et particulièrement depuis les bancs installés en bordure de falaise et depuis la pointe rocheuse finale, vous bénéficierez de panoramas exceptionnels sur :

La côte sud sauvage :

Des falaises déchiquetées s’étendent à perte de vue, sculptées par l’érosion marine. Les différentes nuances de noir, gris et brun des roches basaltiques contrastent avec le blanc éclatant de l’écume et le bleu profond de l’océan.

L’océan Indien :

Sans barrière de corail pour l’adoucir, la mer se montre dans toute sa puissance. Les vagues roulent depuis l’horizon avant de se fracasser sur les rochers dans un jaillissement d’écume spectaculaire.

La végétation côtière :

La pinède de filaos (casuarinas) qui borde le sentier crée un cadre verdoyant, tandis que des plantes littorales résistantes au sel colonisent les espaces entre les rochers.

La faune

Même si cette balade est courte, quelques observations faunistiques sont possibles :

Oiseaux marins :

Des pailles-en-queue (emblème de l’île Maurice reconnaissable à ses longues plumes caudales), des frégates, des sternes et d’autres oiseaux marins planent au-dessus des falaises et nichent dans les anfractuosités rocheuses.

Crabes :

De nombreux crabes terrestres et marins peuplent les rochers. Vous pourrez les observer se déplacer rapidement entre les flaques d’eau et les crevasses.

Ambiance générale du site

Ce qui frappe le plus à la Roche qui Pleure, c’est le contraste avec l’image touristique habituelle de l’île Maurice. Loin des lagons turquoise et des plages de carte postale, vous découvrez ici une nature sauvage, brute et puissante.

Le bruit assourdissant des vagues qui se brisent, le vent marin qui souffle fort, l’écume projetée à plusieurs mètres de hauteur, les embruns salés sur le visage… tous ces éléments créent une expérience sensorielle intense et mémorable.

C’est un lieu idéal pour la contemplation, la méditation face aux forces de la nature, et pour prendre conscience de la diversité des paysages que recèle l’île Maurice au-delà de ses plages touristiques.

Photographie

Le site offre d’innombrables opportunités photographiques :

  • Les vagues s’écrasant sur les rochers (en utilisant une vitesse d’obturation rapide pour figer l’action ou lente pour créer un effet de filé)
  • Les formations rocheuses spectaculaires
  • Les paysages côtiers sauvages
  • La végétation contrastant avec les roches noires
  • Les oiseaux marins en vol

La lumière du matin ou de fin d’après-midi est particulièrement flatteuse pour mettre en valeur les reliefs et les textures.

7. Histoire et origine du nom

L’origine du nom « Roche qui Pleure »

Le nom évocateur de ce site découle directement du phénomène naturel observable sur place. Les rochers basaltiques poreux et fissurés absorbent l’eau de mer lors des déferlantes, puis la restituent lentement en la laissant ruisseler sur leurs parois comme des larmes.

Cette personnification poétique de la roche témoigne de l’imaginaire collectif mauricien qui, comme dans de nombreuses cultures insulaires, attribue volontiers des caractères humains ou émotionnels aux éléments naturels marquants du paysage.

Certains habitants et visiteurs utilisent également l’appellation « Roche Coulante », plus descriptive du phénomène physique observé, mais « Roche qui Pleure » reste le nom le plus répandu et celui qui figure sur les cartes et guides touristiques.

Le cyclone Anacelle et la destruction de la roche originale

Un événement marquant dans l’histoire récente du site est le passage du cyclone Anacelle en 1998. Ce cyclone tropical particulièrement violent a frappé l’île Maurice avec des vents dépassant les 200 km/h et des vagues gigantesques.

La roche originale qui donnait son nom au site, et qui était la plus spectaculaire en termes de « pleurs », s’est brisée sous l’assaut conjugué du vent et des vagues. Cette destruction a marqué les esprits locaux et a un temps fait craindre que le site perde son identité.

Heureusement, le phénomène persiste sur d’autres formations rocheuses voisines, et c’est désormais l’ensemble de la pointe qui porte le nom de Roche qui Pleure, plutôt qu’un rocher spécifique. Ce changement souligne d’ailleurs la nature géologique du phénomène, qui n’est pas lié à une seule roche particulière mais à la structure poreuse du basalte présent dans toute la zone.

Gris-Gris : légendes et toponymie

Le site de la Roche qui Pleure est indissociable de celui de Gris-Gris, point de départ de la randonnée. Le nom « Gris-Gris » intrigue souvent les visiteurs et plusieurs théories existent quant à son origine :

Théorie du gris-gris (amulette) :

Dans les cultures africaines et créoles, un « gris-gris » désigne une amulette porte-bonheur ou un objet investi de pouvoirs magiques ou protecteurs. Selon certaines versions, le site aurait été nommé ainsi en référence à des pratiques rituelles ou superstitieuses qui s’y déroulaient autrefois. Les pêcheurs et marins auraient pu y déposer des offrandes ou accomplir des rituels pour se protéger de la mer dangereuse.

Théorie de la couleur :

Plus prosaïquement, « gris-gris » pourrait faire référence à la couleur grisâtre de certaines roches basaltiques de la zone, contrastant avec le noir profond d’autres formations.

Théorie linguistique :

Une autre hypothèse évoque une déformation linguistique d’un terme malgache, créole ou même français ancien dont le sens originel se serait perdu avec le temps.

Quelle que soit la véritable origine du nom, Gris-Gris évoque aujourd’hui pour les Mauriciens et les visiteurs ce lieu unique de beauté sauvage et de puissance océanique.

La côte sud : terre de légendes

La côte sud de l’île Maurice, et particulièrement la région de Souillac, est riche en histoires et légendes transmises de génération en génération.

Les anciens racontent des histoires de navires naufragés sur ces côtes dangereuses avant l’époque des phares et des cartes marines précises. Les récifs cachés et les courants traîtres ont causé la perte de nombreux bateaux au fil des siècles.

Des légendes créoles évoquent également des esprits ou des âmes errantes qui hanteraient certains points de la côte, âmes de marins naufragés ou d’esclaves marrons qui se seraient réfugiés dans les grottes côtières.

Bien que ces récits relèvent du folklore, ils ajoutent une dimension mystique et culturelle à la visite de ces lieux chargés d’histoire et d’émotion.

Conservation et protection du site

Aujourd’hui, le site de la Roche qui Pleure et de Gris-Gris bénéficie d’une attention particulière des autorités mauriciennes en termes de conservation environnementale et paysagère.

Des panneaux d’information sensibilisent les visiteurs à la fragilité de l’écosystème côtier et à l’importance de respecter la nature. L’interdiction de baignade est strictement appliquée pour des raisons de sécurité.

Les habitants de Souillac et des environs sont généralement très attachés à ce patrimoine naturel qu’ils considèrent comme faisant partie de leur identité locale. Ils veillent à sa préservation et accueillent les visiteurs avec fierté, tout en les sensibilisant au respect du site.

8. Activités complémentaires dans la région

La région de Souillac et ses environs offrent de nombreuses autres activités et sites d’intérêt qui peuvent compléter votre visite de la Roche qui Pleure pour constituer une journée complète de découverte du sud de l’île Maurice.

Sites naturels à proximité immédiate

Plage et pointe de Gris-Gris

Située au point de départ de la randonnée, la plage de Gris-Gris mérite qu’on s’y attarde avant ou après la balade vers la Roche qui Pleure.

Ce qu’il faut y voir :

  • Les falaises noires spectaculaires qui bordent la plage
  • Le spectacle permanent des vagues se brisant sur les rochers
  • Les formations rocheuses sculptées par l’érosion marine
  • La vue panoramique depuis le promontoire rocheux

Attention : Comme déjà mentionné, la baignade est strictement interdite à Gris-Gris en raison des courants dangereux et de l’absence de récif corallien protecteur. Respectez impérativement cette interdiction pour votre sécurité.

La plage reste néanmoins un lieu magnifique pour se promener, prendre des photos et profiter de l’ambiance sauvage et authentique de la côte sud.

Cascade de Rochester Falls

Située à environ 2,5 à 4 kilomètres de Souillac (selon l’itinéraire emprunté), la cascade de Rochester Falls est une des attractions naturelles majeures de la région et mérite absolument le détour.

Caractéristiques :

  • Cascade d’environ 10 mètres de hauteur
  • Large chute sur des orgues basaltiques rectangulaires spectaculaires (colonnes de lave hexagonales formées par le refroidissement du basalte)
  • Bassin naturel au pied de la cascade permettant la baignade
  • Cadre verdoyant et préservé

Accès :

L’accès se fait par une piste en terre battue (praticable en voiture classique, bien que cabossée) qui traverse des champs de canne à sucre, suivie d’une courte marche d’environ 15 minutes sur un sentier parfois humide et glissant.

Des panneaux depuis Souillac indiquent la direction de Rochester Falls. Deux itinéraires sont possibles : l’un depuis Souillac, l’autre depuis le village de Surinam.

À savoir :

  • Des jeunes mauriciens proposent parfois des sauts acrobatiques depuis le haut de la cascade moyennant quelques roupies. Spectacle impressionnant mais ne tentez jamais de les imiter sans leur accompagnement, car ils connaissent parfaitement la profondeur et les dangers du bassin.
  • Certaines personnes peuvent vous proposer de « surveiller » votre véhicule ou de vous guider moyennant paiement. Soyez courtois mais ferme si vous préférez visiter seul.
  • Apportez une serviette si vous souhaitez vous baigner dans le bassin naturel.
  • Évitez la visite pendant ou juste après de fortes pluies, car l’eau devient boueuse et le sentier très glissant.

Durée de visite : Comptez 1h30 à 2h00 pour l’aller-retour depuis le parking et profiter du site.

Sites culturels et patrimoniaux

Musée Robert Edward Hart (La Nef)

Situé à Souillac même, ce petit musée est installé dans la maison où vécut le célèbre poète mauricien Robert Edward Hart (1891-1954) durant les treize dernières années de sa vie.

Informations pratiques :

  • Horaires : Lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9h00 à 16h00 ; Mercredi de 11h00 à 16h00 ; Samedi de 9h00 à 12h00 ; Fermé le dimanche et les jours fériés
  • Tarif : Entrée gratuite
  • Durée de visite : 30 à 45 minutes

Ce qu’on y découvre :

Le musée comprend quatre pièces (deux chambres, un salon/bureau et une salle de bain) où sont exposés les effets personnels du poète, son mobilier d’époque, ses manuscrits, peintures, photographies et objets divers.

La maison elle-même, appelée « La Nef » (la nef), est construite en corail et bénéficie d’une situation exceptionnelle perchée au bord de la mer, offrant une vue panoramique à couper le souffle sur le littoral spectaculaire qui inspira tant le poète.

Qui était Robert Edward Hart ?

Robert Edward Hart est considéré comme le prince des poètes mauriciens. Né à Port-Louis en 1891, il commença à écrire dès l’âge de 15 ans. En 1937, il reçut le prestigieux prix Edgar Poe de la Maison de Poésie de France, reconnaissance internationale majeure.

Profondément éclectique, Hart fut influencé par les cultures et civilisations d’Afrique, de Madagascar, d’Inde et d’Europe. Mystique et musicien, passionné par l’inconnu, le monde des esprits, le mysticisme et la philosophie hindoue, il laissa une œuvre poétique riche et profonde.

La visite de ce musée offre un aperçu unique de la vie intellectuelle et artistique de l’île Maurice au début du XXe siècle.

Remarque : La maison est un peu difficile à trouver, mais elle mérite vraiment un arrêt rapide, surtout si vous vous intéressez à la littérature ou à l’histoire culturelle mauricienne.

Le Jardin Telfair

Situé à proximité du centre de Souillac, le Jardin Telfair est un espace vert paisible bordé par la rivière Savanne.

Historique :

Le jardin porte le nom de Charles Telfair (1778-1833), un naturaliste et médecin irlandais qui joua un rôle crucial dans le développement de la botanique à l’île Maurice au début du XIXe siècle.

Caractéristiques :

  • Jardin tranquille idéal pour des promenades relaxantes
  • Végétation tropicale variée
  • Bancs et zones ombragées pour se reposer
  • Proximité de la rivière créant une ambiance apaisante

Accès et tarif : Gratuit et librement accessible.

Autres sites à découvrir dans le sud

Si vous disposez de plus de temps et souhaitez explorer davantage la région, voici d’autres sites intéressants :

La Vanille Nature Park

Situé à environ 15-20 minutes de Souillac, ce parc naturel abrite la plus grande concentration de tortues géantes d’Aldabra au monde (environ 2000 individus), ainsi que des crocodiles du Nil, des singes, des lémuriens, des iguanes et de nombreuses autres espèces.

C’est une excellente sortie familiale, particulièrement appréciée des enfants.

Blue Bay Marine Park

À environ 30 minutes de route vers l’est, Blue Bay offre un contraste total avec la côte sauvage de Souillac : lagon turquoise protégé par un récif corallien, plage de sable blanc et superbes spots de snorkeling.

C’est l’endroit idéal pour se baigner après avoir découvert les sites non baignables de Souillac.

Le Morne Brabant

Plus à l’ouest (environ 45 minutes à 1 heure de route), cette montagne emblématique classée au patrimoine mondial de l’UNESCO offre une randonnée spectaculaire mais exigeante avec des vues à couper le souffle au sommet.

Chamarel

Situé dans les hauteurs à environ 30-40 minutes de Souillac, Chamarel abrite la célèbre Terre des Sept Couleurs (un phénomène géologique unique avec des dunes aux sept couleurs distinctes), la cascade de Chamarel et une rhumerie artisanale réputée.

Gastronomie locale

Restaurants et cafés à Souillac

Souillac et ses environs proposent plusieurs options pour se restaurer :

Restaurants de bord de mer :

Plusieurs établissements offrent une cuisine créole authentique avec vue sur l’océan. Vous pourrez y déguster des spécialités mauriciennes comme le carry poisson, les rougailles, le vindaye, les mines frites, etc.

Dholl puri et snacks de rue :

Comme partout à Maurice, vous trouverez des vendeurs de dholl puri (galette de pois cassés fourrée de légumes et chutneys), de gâteaux piments (beignets épicés), de samoussas et autres délices de la cuisine de rue mauricienne.

Fruits frais :

Sur le chemin vers Rochester Falls ou dans le village, des habitants vendent souvent des mangues, ananas, noix de coco, litchis (en saison) et autres fruits tropicaux à prix modiques. C’est l’occasion de rafraîchir et de goûter aux produits locaux !

Organisation d’une journée complète dans la région

Voici une proposition d’itinéraire pour une journée de découverte du sud de l’île Maurice :

Matin (7h00-12h00) :

  • Départ tôt de votre hébergement
  • Arrivée à Souillac vers 8h00-9h00
  • Balade à la Roche qui Pleure (45 minutes à 1h00)
  • Visite du Musée Robert Edward Hart (30-45 minutes)
  • Promenade au Jardin Telfair (15-30 minutes)

Déjeuner (12h00-13h30) :

  • Repas dans un restaurant local à Souillac ou pique-nique

Après-midi (13h30-17h00) :

  • Visite de Rochester Falls avec baignade (1h30-2h00)
  • Option 1 : Détente à la plage de Gris-Gris ou exploration côtière
  • Option 2 : Route vers Chamarel pour la Terre des Sept Couleurs et la cascade

Fin de journée (17h00-18h00) :

  • Retour tranquille vers votre hébergement avec arrêts photos

Cette combinaison permet de profiter pleinement de la diversité naturelle et culturelle de la région du sud sans se presser, en alternant activités physiques, découvertes culturelles et moments de détente.

9. Carte et informations topographiques

Pour avoir l’itinéraire avec guidage GPS : Cliquez sur « Visorando » en bas à droite de la carte

10. Photos

Quelques photos de la variante après la roche qui pleure

Les informations contenues dans cet article sur la randonnée à la Roche qui Pleure sont fournies à titre purement indicatif et informatif. Elles ne sauraient en aucun cas engager la responsabilité de l’auteur ou du site www.ilemaurice.im.

Toute randonnée ou activité de plein air comporte des risques inhérents (glissades, chutes, conditions météorologiques changeantes, etc.). Chaque visiteur effectue cette balade à ses propres risques et périls et sous sa seule et entière responsabilité.

Il est fortement recommandé de :

  • Évaluer honnêtement sa condition physique avant d’entreprendre cette balade
  • Vérifier les conditions météorologiques avant le départ
  • S’équiper de chaussures appropriées antidérapantes
  • Respecter les consignes de sécurité, notamment l’interdiction de baignade à Gris-Gris
  • Rester à distance respectable des bords de falaise et ne jamais tourner le dos à l’océan
  • Surveiller attentivement les enfants tout au long du parcours
  • Être particulièrement prudent sur les rochers qui peuvent être glissants, surtout par temps humide ou après la pluie
  • Ne pas s’aventurer sur les rochers par mer très agitée ou lors de vagues scélérates

Les conditions d’accès, l’état des sentiers, les réglementations et les recommandations concernant la randonnée à la Roche qui Pleure peuvent évoluer. Il est de la responsabilité de chaque visiteur de se renseigner sur les conditions actuelles avant d’entreprendre cette balade.

Attention particulière concernant la mer :

La côte de Gris-Gris et de la Roche qui Pleure est directement exposée à l’océan Indien sans protection de récif corallien. Les vagues peuvent être extrêmement puissantes et imprévisibles. Des vagues scélérates peuvent survenir soudainement et balayer les rochers. Ne vous approchez jamais trop près du bord et restez vigilant en permanence face à l’océan.

L’auteur et le site www.ilemaurice.im déclinent toute responsabilité en cas d’accident, de blessure, de perte ou de dommage survenant lors de cette randonnée ou en lien avec les informations contenues dans cet article.

En entreprenant la randonnée à la Roche qui Pleure, vous acceptez ces conditions et reconnaissez agir en connaissance de cause et à vos propres risques.

Dernière mise à jour : février 2026

Infos + :

Gratuit

Horaires : 8h30 – 16h00

Promenade et randonnée

Accessible enfant (+ 5 ans)

Parking 

Toilettes publiques 

Itinéraires bus : Cliquez ici

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Testé par la rédaction

C’est une belle petite randonnée facile jusqu’à la roche qui pleure puis jusqu’en haut de la descente de la falaise où là c’est un peu difficile, mais c’est plus spectaculaire que difficile, cette fin est à éviter pour les enfant de moins de 8 – 10 ans.

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