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Le jardin de Pamplemousses : le plus ancien jardin botanique de l’hémisphère sud

الأساسيات في كلمات قليلة

Le jardin botanique de Pamplemousses est le plus ancien jardin botanique de l’hémisphère sud, créé à partir d’un simple potager en 1736 et transformé en jardin d’acclimatation par Pierre Poivre en 1770.
Il abrite 823 espèces sur 33 hectares : nénuphars géants d’Amazonie, bassins de lotus, quatre-vingts espèces de palmiers dont le talipot à la plus grande inflorescence du monde, baobabs, figuiers aux racines spectaculaires, un enclos à cerfs et tortues géantes.
On y trouve aussi le château de Mon Plaisir, les samadhi des deux premiers Premiers ministres du pays, un moulin à sucre d’époque et une allée d’arbres plantés par des chefs d’État.
Comptez deux à quatre heures de marche à l’ombre.

À une vingtaine de minutes de route au nord-est de بورت لويس, le jardin botanique Sir Seewoosagur Ramgoolam est le lieu que tous les visiteurs de Maurice finissent par voir. Beaucoup y viennent pour une seule image, celle des nénuphars géants aux feuilles rondes bordées d’un rebord relevé. Ils repartent souvent en ayant traversé moins d’un quart du domaine.

C’est dommage, parce que ces 33 hectares ne sont pas un parc d’agrément : c’est un laboratoire du XVIIIهـ siècle qui n’a jamais cessé de fonctionner. On y trouve 823 espèces recensées, 41 avenues portant chacune le nom d’un botaniste ou d’un gouverneur, les tombeaux de deux Premiers ministres, une grille primée à Londres en 1862, et une allée où quarante chefs d’État ont planté un arbre depuis 1956. Cet article vous donne de quoi y passer une vraie demi-journée plutôt qu’une heure.

ملخص

À quoi ressemble le jardin

Le jardin de Pamplemousses est un grand domaine boisé et plat, de 33 hectares, parcouru par des allées goudronnées bordées d’arbres. Ce n’est ni un parc floral ni un jardin à la française : le spectacle vient des arbres, des palmiers et de l’eau, pas des massifs de fleurs. Qui arrive en s’attendant à des parterres colorés sera déçu ; qui vient pour des végétaux hors norme repartira comblé.

Comment c’est organisé

Le domaine est structuré en 41 avenues nommées, qui forment une trame régulière et rendent l’orientation assez simple une fois qu’on a compris le principe. Ces noms racontent l’histoire du lieu à eux seuls : avenue Pierre Poivre, avenue Jean-Nicolas Céré, avenue James Duncan, avenue Wenceslas Bojer, avenue Charles Darwin, avenue Bernardin de Saint-Pierre, avenue Paul et Virginie, avenue Shrimati Indira Gandhi, avenue Princesse Margaret. Repérer sur quelle avenue vous marchez change complètement la lecture d’une promenade.

La géographie de la visite est facile à retenir. On entre par la grille en fer forgé, et les points les plus fréquentés se concentrent dans le premier tiers du domaine : le bassin des nénuphars géants, les bassins de lotus, le château de Mon Plaisir, l’enclos des cerfs et des tortues. Au-delà, le jardin s’ouvre, les visiteurs se raréfient, et l’on entre dans les secteurs boisés où se trouvent la plupart des arbres remarquables, les monuments et les cours d’eau. Tout se fait à pied : aucune circulation de véhicules n’est possible à l’intérieur.

Ce qu’il y a dedans, en chiffres

Le jardin recense 823 espèces végétales, réparties ainsi selon sa direction : 445 espèces exotiques, 150 plantes médicinales, 80 palmiers, 60 espèces endémiques, 31 fougères, 30 plantes à usage religieux et 27 épices. Ce n’est donc pas un parc d’agrément qui aurait vieilli, mais un conservatoire botanique en activité, qui abrite notamment des espèces menacées des Mascareignes.

Cette double nature explique beaucoup de choses au moment de la visite. Certaines zones sont soignées comme un jardin public, d’autres ressemblent à une forêt qu’on laisse tranquille. Les deux sont voulues.

Ce que vous n’y trouverez pas

  • Peu de fleurs, sauf ponctuellement : lotus, bougainvillées, flamboyants en saison, quelques arbres à floraison spectaculaire. Le reste de l’année, le jardin est vert.
  • Une signalétique encore incomplète : beaucoup d’arbres remarquables ne portent aucune étiquette lisible, même si la modernisation est en cours.
  • Peu de services : bancs rares, restauration limitée, abris peu nombreux. D’où l’intérêt d’apporter de quoi boire et manger.

Un jardin né d'une guerre commerciale

Le jardin de Pamplemousses doit son existence à une opération d’espionnage industriel : il a été conçu pour briser le monopole hollandais sur les épices. Mais il a commencé bien plus modestement, comme potager.

Le potager de Labourdonnais (1735-1739)

Mahé de Labourdonnais est nommé gouverneur de l’Isle de France en 1735. L’année suivante, il achète le domaine de Mon Plaisir et y crée un jardin potager destiné à trois clients : sa propre maison, la ville de Port-Louis, et les navires qui font escale sur la route des Indes. Un équipage qui repart avec des légumes frais, c’est un équipage qui échappe au scorbut — l’enjeu est logistique avant d’être botanique.

Le lieu sert très vite aussi de pépinière d’acclimatation. Parmi les premières introductions majeures figure le manioc, que Labourdonnais fait venir du Brésil pour nourrir la population. Le nom du village, lui, vient d’un agrume : le pamplemoussier, introduit de Java par les Hollandais, dont le fruit épais et légèrement amer ressemble à un gros pamplemousse.

L’épisode des mûriers et de la poudrière

Voici l’épisode que presque aucun site ne raconte. En 1739, la Compagnie française des Indes orientales prend possession de Mon Plaisir et fait planter la quasi-totalité du domaine en mûriers, dans l’espoir de créer une industrie de la soie. La tentative échoue. Les mûriers sont alors remplacés par des plantations de bois noir (Albizia lebbeck), dont le charbon servait à fabriquer la poudre à canon dans la poudrière voisine.

Le futur plus beau jardin botanique de l’océan Indien a donc été, pendant un temps, une plantation à charbon pour explosifs. De 1746 à 1753, le domaine est ensuite pratiquement abandonné.

Pierre Poivre et les épices (1767-1773)

Pierre Poivre (1719-1786) est nommé intendant de l’île en 1767. Avant cela, il avait voyagé jusqu’aux Moluques, alors sous contrôle de la Compagnie hollandaise des Indes orientales, d’où il avait fait sortir clandestinement des milliers de plants d’épices et d’arbres fruitiers vers Maurice et La Réunion. L’objectif était commercial autant que botanique : rompre un monopole qui valait une fortune.

Poivre occupe Mon Plaisir à titre officiel, puis achète le domaine pour lui-même en 1770. C’est lui le véritable créateur du jardin actuel : à la pépinière de muscadiers et de girofliers, il ajoute des collections venues d’autres régions et autant d’espèces indigènes qu’il peut en rassembler. En 1773, le jardin est revendu aux autorités françaises.

Si vous vous intéressez aux épices qui en sont sorties, elles irriguent encore aujourd’hui la cuisine mauricienne.

Nicolas Céré, l’homme qui y a laissé sa fortune

Nicolas Céré (1737-1810), botaniste né à Pamplemousses même, est nommé directeur du jardin en 1775 et le restera jusqu’à sa mort, trente-cinq ans plus tard. Il y a consacré sa vie et sa fortune personnelle. Il est enterré au cimetière de Pamplemousses, et sa tombe est classée au patrimoine national.

C’est le travail conjoint de Poivre et de Céré qui a fait la réputation mondiale du lieu. Au XVIIIهـ siècle, le jardin devient la base tropicale d’expérimentation du Jardin des Plantes de Paris — un statut qu’aucun autre jardin de l’hémisphère sud n’a eu.

La période britannique et James Duncan

Les Britanniques prennent l’île en 1810, et le jardin change de main sans changer de vocation. Charles Telfair en est le superviseur honoraire de 1826 à 1829. En 1837, le botaniste Wenceslas Bojer introduit de nombreuses espèces malgaches, dont le flamboyant (Delonix regia), et publie Hortus Mauritianus, le premier traité de la flore mauricienne.

En 1849, James Duncan est nommé directeur. Il introduit la bougainvillée et une grande partie des palmiers qui font aujourd’hui la signature du lieu, dont le palmier royal (Roystonea regia). Les longues perspectives de troncs clairs que vous photographierez lui sont largement dues.

Le jardin passe à l’administration du département de l’Agriculture en 1913. Il est aujourd’hui géré par un trust créé en 1999, et porte depuis le 18 septembre 1988 le nom de Sir Seewoosagur Ramgoolam. Il a changé de nom au moins six fois au cours de son histoire : Jardin de Mon Plaisir, Jardin des Plantes, Jardin national de l’Isle de France, Jardin du Roy, Jardin botanique des Pamplemousses, Royal Botanical Garden.

Le bassin des nénuphars géants

Les nénuphars géants d’Amazonie (Victoria amazonica) occupent un bassin rectangulaire situé à quelques minutes de l’entrée principale : c’est l’attraction la plus photographiée du jardin, et vous n’aurez aucun mal à la trouver. Leurs feuilles flottantes atteignent plus d’un mètre et se reconnaissent à leur rebord relevé, comme une plaque à tarte posée sur l’eau.

أوراق مستديرة لزهرة الزنبق المائي العملاق Victoria amazonica في حديقة بامبلموس، مع حافتها المميزة المقلوبة.

La fleur, elle, mérite quelques explications, parce qu’elle ne ressemble pas à ce qu’on imagine. Chaque fleur ne vit que deux jours et change de couleur en cours de route : elle s’ouvre blanc crème, fortement parfumée, puis vire au rose pour son second cycle avant de s’enfoncer sous l’eau. C’est le même individu que vous voyez dans deux états différents — d’où l’impression, en parcourant le bassin, qu’il existe deux sortes de fleurs.

Contrairement à ce qu’on lit souvent, il n’est pas nécessaire de venir à la nuit tombée : sur place, on observe régulièrement des fleurs bien ouvertes en pleine journée, y compris vers midi, blanches posées au creux des grandes feuilles ou roses appuyées contre leur rebord. L’ouverture est plus franche en fin de journée, mais un visiteur de milieu de journée a de bonnes chances d’en voir.

Une nuance utile tout de même : les fleurs sont beaucoup moins nombreuses que les feuilles. Ne cherchez pas un bassin fleuri, cherchez quelques fleurs isolées au milieu des grandes feuilles rondes — et regardez aussi vers l’autre extrémité du bassin, où les nénuphars plus petits, roses et violets, portés sur une tige au-dessus de l’eau, fleurissent en abondance et en plein jour.

Les feuilles, elles, sont là toute l’année.

Le bassin abrite aussi au moins trois autres espèces de Nymphaea, à fleurs blanches, roses ou bleues, plus petites et ouvertes plus largement dans la journée.

Les bassins de lotus

À ne pas confondre avec les nénuphars : les lotus (Nelumbo nucifera) occupent leurs propres bassins, avec des fleurs blanches, jaunes et roses. La différence se voit à l’œil nu — la feuille de lotus se dresse au-dessus de l’eau sur sa tige, celle du nénuphar flotte. C’est le lotus qui est vénéré dans l’hindouisme, ce qui n’est pas anodin ici : la sculpture de fleur de lotus en basalte qui surmonte le mémorial de Sir Seewoosagur Ramgoolam, plus loin dans le jardin, renvoie directement à cette symbolique.

Les capsules de graines, une fois la fleur fanée, forment ces disques percés de trous qui font d’excellentes photos et que beaucoup de visiteurs prennent pour un autre végétal.

Le Grand Bassin du jardin — à ne pas confondre

Le jardin possède un plan d’eau appelé « Grand Bassin », qui n’a rien à voir avec le lac sacré de Grand Bassin situé dans le sud de l’île. La confusion est fréquente et vaut la peine d’être signalée avant que quelqu’un ne planifie mal sa journée.

Celui du jardin est un ancien marécage transformé en pièce d’eau parsemée d’îlots, qu’on atteint en franchissant le pont sur l’avenue Rochon. Les îlots, couverts de papyrus, de ravenales et de badamiers, sont interdits d’accès : ils servent de refuge aux oiseaux. On y observe régulièrement la poule d’eau de Madagascar. L’eau est riche en tilapias, dont l’introduction a fait disparaître la « dame Céré », un poisson rouge qu’avait acclimaté Nicolas Céré.

Quatre-vingts espèces de palmiers

Le jardin de Pamplemousses est, techniquement, un palmetum à grande échelle : il rassemble quatre-vingts espèces de palmiers, dont huit sont endémiques des Mascareignes. C’est cette collection, plus que les nénuphars, qui fait la valeur scientifique du lieu.ممشى حديقة بامبلموس تصطف على جانبيه أشجار النخيل ذات الأوراق الكبيرة على شكل مروحة

Le talipot, la plus grande fleur du monde végétal

Le talipot (Corypha umbraculifera) porte la plus grande inflorescence du règne végétal, et il ne fleurit qu’une seule fois : la plante meurt peu après avoir donné ses graines. Un talipot en fleur est un événement, pas un spectacle qu’on programme.

Son arrivée à Maurice tient à une histoire politique. L’espèce a été introduite par le prince cingalais Ehelepola, arrêté par les Britanniques à Ceylan et exilé à Maurice en 1825. Le premier plant introduit a fleuri dans les années 1920 — soit près d’un siècle après.

Le palmier bouteille de l’île Ronde

L’avenue Adrien d’Épinay, proche de l’entrée, est bordée de palmiers bouteille (Hyophorbe lagenicaulis) au tronc renflé. L’espèce est endémique de l’île Ronde, où il ne subsisterait plus qu’une demi-douzaine de sujets dans leur habitat d’origine. Ce que vous voyez au jardin représente donc une part significative de ce qui reste de cette espèce.

Le jardin botanique de Maurice n’est d’ailleurs pas seul : son homologue de Curepipe, le حديقة كيوربايب النباتية, abrite le dernier هيوفوربي أماريكوليس au monde, un palmier dont il ne reste qu’un unique individu.

Les arbres qu'on n'oublie pas

Les arbres les plus impressionnants du jardin ne sont pas les plus hauts, mais ceux dont la base est spectaculaire : contreforts en ailerons, racines aériennes descendues des branches, racines échasses qui portent le tronc au-dessus du sol. C’est là qu’il faut lever le nez du plan et regarder par terre.tronc porté au-dessus du sol par un faisceau de racines échasses, jardin de Pamplemousses

Le baobab planté en 1772

Juste derrière la maisonnette de pierre située à droite de la grille principale se dresse un baobab (Adansonia digitata) planté en 1772. Il est donc contemporain de Pierre Poivre, et l’un des plus vieux êtres vivants datés du jardin. Le mur de la maisonnette, lui, est couvert d’un figuier rampant (Ficus pumila).

Figuiers et contreforts

Plusieurs figuiers du jardin développent des systèmes racinaires qui débordent largement de la couronne et forment des enchevêtrements au sol. D’autres arbres présentent des contreforts, ces ailerons plats qui partent du tronc et s’étalent en éventail — une adaptation classique des grands arbres tropicaux à sol peu profond. Se tenir contre l’un d’eux est le meilleur moyen de comprendre l’échelle ; c’est aussi ce qui donne les meilleures photos de famille.

Camphrier, teck et badamier

Autour du Pont des Soupirs, plusieurs essences valent l’arrêt. Le camphrier (Cinnamomum camphora) dégage une forte odeur de camphre quand on froisse ses feuilles — c’est l’un des rares arbres du jardin qui s’identifie au nez. Le teck (Tectona grandis), l’un des bois commerciaux les plus importants au monde, perd ses feuilles brièvement chaque année. Le badamier (Terminalia catappa), excellent arbre d’ombrage, vire au rouge vif puis au jaune avant de se dénuder vers septembre.

L'allée des chefs d'État

Une allée du jardin, appelée « VIP lane », rassemble les arbres plantés par des chefs d’État et des personnalités en visite officielle, chacun signalé par une borne gravée. La tradition remonte à 1956 et se poursuit encore aujourd’hui : plus de cinquante arbres sont ainsi documentés, avec l’espèce, la date exacte et le nom du planteur.لوحة محفورة تشير إلى شجرة جوزة الطيب (Myristica fragrans) التي زرعها فرانسوا ميتران في 13 يونيو 1990 في حديقة بامبلموس

Quelques repères pour vous orienter dans cette allée :

  • 1er octobre 1956 — la princesse Margaret plante un goyavier royal devant le château.
  • 4 juin 1970 — Indira Gandhi, également devant le château.
  • 13 juin 1990 — François Mitterrand plante un muscadier (Myristica fragrans). Le choix de l’espèce n’est pas neutre : c’est l’arbre que Poivre avait fait sortir clandestinement des Moluques.
  • 11 septembre 1998 — Nelson Mandela plante un ébénier endémique (Diospyros egrettarum).
  • 14 janvier 2005 — Kofi Annan, alors secrétaire général des Nations unies, plante un manglier vert.
  • 30 mars 2005 — le Premier ministre indien Manmohan Singh plante un tambalacoque, l’arbre dont on a longtemps dit que la germination dépendait du دودو.

Un détail que la liste officielle rend visible : à partir des années 1990, les espèces choisies sont presque exclusivement des endémiques mauriciennes — bois d’ébène, bois de natte, bois puant, bois dentelle, café marron. Le geste diplomatique s’est doublé d’un geste de conservation.

Le samadhi de Sir Seewoosagur Ramgoolam

L’esplanade de pierre à gradins que vous croiserez dans le jardin est un lieu de mémoire nationale : c’est là que Sir Seewoosagur Ramgoolam, premier Premier ministre de Maurice et père de l’indépendance, a été incinéré le 17 décembre 1985, deux jours après sa mort au شاتو دو ريدوي. Son samadhi y a été érigé, et les officiels viennent encore y déposer des gerbes.

Le mémorial consiste en une fontaine surmontée d’une sculpture de fleur de lotus en basalte, portant l’inscription « In beloved memory of the Father of the Nation ». Il a été dessiné par l’architecte et artiste mauricien Marcel Lagesse.

C’est cet événement qui explique le nom actuel du jardin : rebaptisé le 18 septembre 1988, jour anniversaire de la naissance de Ramgoolam, il porte officiellement le nom de Sir Seewoosagur Ramgoolam Botanic Garden. La plupart des Mauriciens continuent de dire simplement « le jardin de Pamplemousses ».

Le jardin abrite un second samadhi, celui de Sir Anerood Jugnauth (1930-2021), six fois Premier ministre et deux fois président de la République, inauguré en 2022 pour le premier anniversaire de sa mort. Il s’est accompagné de la plantation symbolique d’un rudraksha, arbre dont les graines sont utilisées comme grains de chapelet dans l’hindouisme.

Si vous visitez cette partie du jardin, adaptez votre comportement en conséquence : ce n’est pas un décor, c’est l’équivalent d’un tombeau national.

Le château de Mon Plaisir

Le château de Mon Plaisir, ce grand bâtiment jaune à deux niveaux entouré de vérandas, n’est pas la maison construite par Labourdonnais, contrairement à ce qu’on lit souvent. C’est un édifice britannique, construit en 1823.الواجهة الصفراء ذات المستويين لقلعة مون بليزير في حديقة بامبلموس، مع شرفاتها وعلم موريشيوس

L’histoire du bâtiment est plus compliquée que ne le laisse croire son allure. Après que le gouverneur David eut délaissé Mon Plaisir pour Le Réduit en 1746, le domaine fut occupé par l’intendant Pierre Poivre. Un bâtiment à toit plat fut érigé pour lui en 1777, à la demande de Nicolas Céré. Ce bâtiment-là n’existe plus. Celui que vous voyez lui a succédé après la conquête britannique.

Le château est aujourd’hui le siège administratif du jardin et est classé au patrimoine national. Depuis ses abords, on a une belle vue sur la chaîne de Moka et sur le pic du Pieter Both. Un projet en cours prévoit d’y installer un musée interactif, une salle de conférence et une exposition consacrée aux grandes expéditions botaniques des Mascareignes — à ce jour, l’intérieur n’est pas ouvert à la visite libre.

Les monuments qu'on croise sans les voir

Le jardin contient une demi-douzaine de monuments et de constructions historiques dont la plupart des visiteurs ne soupçonnent pas l’existence, faute de signalétique lisible. En voici la liste, qui vaut à elle seule un détour.

La grille principale, primée à Londres en 1862

La grille en fer forgé de l’entrée principale est en place à cet emplacement depuis 1868. Chaque pilier est surmonté d’armoiries, d’une licorne et d’une couronne. Selon la direction du jardin, elle est considérée comme un don de François Liénard de la Mivoye, et il est avancé qu’elle aurait remporté le premier prix de l’Exposition internationale tenue à Crystal Palace, à Londres, en 1862 — deux points que le jardin lui-même présente avec prudence, et qu’aucune source primaire ne vient trancher. L’ancienne grille, elle, n’a pas été détruite : elle a été transférée à l’entrée de la Cour suprême, à Port-Louis, où elle se trouve toujours.

Le buste de Pierre Poivre

Un buste de Pierre Poivre, posé sur un socle de pierre au milieu d’une petite esplanade pavée, rend hommage à l’homme qui a fait du domaine un jardin botanique. La plaque au pied du socle rappelle son rôle. C’est un point de repère commode et un bon endroit pour raconter aux enfants l’histoire des épices volées aux Hollandais — l’intéressé, lui, y est représenté en perruque et habit de cour, très loin de l’image du contrebandier.

L’obélisque Liénard et sa règle des dix ans

L’obélisque Liénard est une colonne de marbre blanc placée dans le jardin en 1861, offerte par le même François Liénard de la Mivoye (1782-1861) à la Société royale des arts et des sciences de Maurice. Elle porte une phrase de Bernardin de Saint-Pierre, l’auteur de بول وفيرجينيا, selon laquelle le don d’une plante utile est « plus précieux que la découverte d’une mine d’or ».

Le monument sert de registre d’honneur : y sont gravés les noms de ceux qui ont contribué à la prospérité de l’île par l’agriculture ou par l’introduction de plantes et d’animaux. Le premier nom est celui de Mahé de Labourdonnais. On en compte soixante-treize au total. Et selon la volonté de Liénard, un nom ne peut être gravé qu’au moins dix ans après le décès de la personne concernée — une règle qui tient depuis plus d’un siècle et demi.

Le Pont des Soupirs

Le Pont des Soupirs est un pont de pierre de la période française dont la particularité est hydraulique : la rivière Citron passe dessous, tandis que l’eau du canal Riley passe dessus. Deux cours d’eau se croisent donc sans se mélanger, à un mètre d’écart. C’est le genre de détail que l’on ne remarque pas si personne ne l’a signalé.

On peut marcher dessus, et c’est même le meilleur poste d’observation du secteur : depuis le tablier, en regardant vers la droite, on aperçoit un Albizia caribaea et un palmier raphia (Raphia farinifera), dont les feuilles comptent parmi les plus longues du règne végétal. De l’autre côté du cours d’eau se dressent deux essences indiennes largement plantées ici, le goyavier royal (Lagerstroemia indica) aux grappes de fleurs roses et le teck.

À l’autre extrémité du pont, deux piliers portant encore leurs gonds sont les vestiges d’une ancienne grille qui menait à la pépinière, à la fougeraie et à la maison du directeur du jardin. Il n’en reste presque rien.

Le moulin à sucre

Le moulin à sucre exposé dans le jardin est un moulin ancien à rouleaux verticaux, actionné non par un moteur mais par deux bœufs. Le jus de canne était recueilli dans un bassin puis cuit dans une série de cinq chaudrons jusqu’à consistance de caramel, avant d’être moulé. Il a été offert au jardin en 1953 par la Chambre d’agriculture de Maurice pour son centenaire, et rénové en 2024.

Pour comprendre la suite de cette histoire industrielle, L’Aventure du Sucre, installée dans une ancienne usine à quelques kilomètres de là, prend le relais.

La Place de la Victoire et le monument de Smith

Un monument très simple surmonté d’une croix, posé le 3 août 1919, marque la victoire des Alliés lors de la Première Guerre mondiale. Un autre est dédié à Stanley Alexander de Smith, professeur à Cambridge et l’un des rédacteurs de la Constitution mauricienne, qui avait souhaité que ses cendres soient dispersées à Maurice.

Cerfs, tortues géantes et chauves-souris

Le jardin abrite un enclos animalier avec des cerfs de Java (Cervus timorensis) et des tortues géantes d’Aldabra (Aldabrachelys gigantea) : c’est la halte préférée des enfants, et elle est comprise dans le billet d’entrée.

Le cerf de Java a une date d’arrivée précise à Maurice : le 8 novembre 1639. Le stock d’origine venait de Batavia à bord du navire hollandais Cappel, commandé par le gouverneur Adriaan Van der Stel. Ces cerfs sont aujourd’hui présents dans toute l’île.

Côté oiseaux, on croise perroquets, canards et poules d’eau de Madagascar. Les cerfs et les tortues sont visibles derrière un grillage : on les observe, on ne les approche pas.

Les roussettes : ne comptez pas trop dessus

La roussette noire (Pteropus niger), seul mammifère endémique de Maurice, est signalée comme nichant dans le jardin par la direction du site — mais il serait imprudent de promettre à quelqu’un qu’il en verra. Ces grandes chauves-souris frugivores, dont l’envergure approche les 80 centimètres, forment des dortoirs dans les arbres hauts et se repèrent aux grappes sombres suspendues aux branches. Quand elles sont là, on ne peut pas les rater.

Il faut savoir pourquoi la prudence s’impose. Accusée de ravager les vergers de mangues et de litchis, l’espèce a fait l’objet de campagnes d’abattage décidées par le gouvernement mauricien à partir d’octobre 2015 : près de 31 000 animaux tués la première année, puis plus de 7 000 l’année suivante, et plus de 50 000 individus abattus entre 2015 et 2018. Ces campagnes ont contribué au passage de la roussette noire du statut « vulnérable » à « en danger » sur la liste rouge de l’UICN.

Les dortoirs se sont déplacés et éclaircis. Un arbre chargé de roussettes en 2015 peut être vide aujourd’hui, sans que cela signifie que l’espèce a disparu du jardin. Si vous en voyez, c’est une chance ; si vous n’en voyez pas, cherchez plutôt au crépuscule, moment où elles quittent leur gîte.

Si les tortues géantes vous intéressent vraiment, le parc de منتزه لا فانيلا الطبيعي, dans le sud, en abrite un cheptel bien plus important.

Le fond du jardin, là où personne ne va

La majorité des visiteurs fait une boucle courte autour des nénuphars et du château, puis repart : les allées du fond du domaine sont souvent désertes. C’est pourtant là que le jardin est le plus beau, parce qu’on y est seul.

Il faut y aller sans hésiter et pousser jusqu’au bout des allées. On y trouve des ponts de pierre sur de petits cours d’eau, des zones où la végétation reprend ses droits, des perspectives de troncs qui s’étirent sans un visiteur en vue. C’est aussi dans ces secteurs que se trouvent une bonne partie des essences rares, loin des points de passage.

Deux conséquences pratiques : le sol y est plus irrégulier — d’où l’intérêt de bonnes chaussures — et vous ne croiserez personne à qui demander votre chemin. Repérez le château sur le plan, il sert de point de repère fiable.

Pour un aperçu de ce que l’on voit dans ces parties du domaine, notre galerie de photos du jardin de Pamplemousses en montre beaucoup plus que ce que cet article peut afficher.

Un jardin en chantier depuis 2024

Si vous trouvez certaines zones du jardin mal entretenues, ce n’est pas votre imagination : un programme complet de réhabilitation a été lancé en janvier 2024, ce qui signifie aussi que l’état des lieux est inégal selon les secteurs. Il n’est pas rare de marcher sur des allées jonchées de feuilles mortes, et certains bâtiments attendent encore leur rénovation.

Le programme porte sur trois axes — infrastructures, science et culture — et une dizaine d’objectifs. Parmi ce qui concerne directement le visiteur :

  • La signalétique des espèces est en cours de modernisation, avec ajout de QR codes sur les panneaux. C’est le changement le plus utile pour qui veut identifier ce qu’il regarde.
  • Rénovation du château de Mon Plaisir, de l’ancienne maison du directeur, de l’ancien poste de police et des kiosques.
  • Révision des services de base : bancs, toilettes, points de restauration, abris.
  • Extensions thématiques prévues : jardin d’espèces endémiques, jardin d’enfants, jardin d’orchidées.

Autrement dit, le jardin que vous verrez dans cinq ans ne sera pas celui d’aujourd’hui. Dans l’intervalle, mieux vaut arriver en sachant que l’entretien est irrégulier plutôt que d’en faire une déception.

Visiter le jardin : horaires, tarifs, durée, infos pratiques

Le jardin est ouvert tous les jours, y compris les jours fériés, de 8 h 30 à 17 h 30. Il n’y a pas de jour de fermeture hebdomadaire.

رسوم الدخول

  • Visiteur étranger de 5 ans et plus : 300 roupies, soit de l’ordre de 6 euros selon le taux de change du moment.
  • Enfant de moins de 5 ans : gratuit, quelle que soit la nationalité.
  • Titulaire d’un permis de résidence : 25 roupies.
  • Mauricien de 5 à 59 ans : 25 roupies. Gratuit à partir de 60 ans, gratuit pour les personnes handicapées.
  • Mauriciens : entrée gratuite le dimanche et les jours fériés — cette gratuité ne s’applique pas aux visiteurs étrangers.

Une précision utile aux photographes et aux couples en projet de mariage : toute séance photo, tournage ou activité organisée relève d’un tarif spécifique, de l’ordre de 2 500 roupies par jour jusqu’à dix personnes, et doit faire l’objet d’une demande auprès de la direction au moins quinze jours à l’avance. Une photo souvenir avec votre téléphone ne pose évidemment aucun problème.

Un point que personne ne mentionne : les fermetures pour visites officielles

Le jardin peut fermer au public lors de visites de personnalités, l’information étant alors diffusée par voie de presse. C’est rare, mais si votre journée est calée au cordeau, un coup d’œil à l’actualité locale la veille ne coûte rien.

كم من الوقت يجب أن أخصص؟

Comptez au minimum deux heures pour une visite honnête, et trois à quatre heures si vous voulez faire le tour du domaine sans courir. La visite est longue — mais elle dure exactement le temps que vous décidez d’y consacrer, puisque rien n’est imposé.

Arrivez de préférence en début de matinée. Trois raisons : il fait plus frais, la lumière est meilleure pour les photos, et vous gérez mieux votre temps sur le reste de la journée. Le jardin comporte beaucoup de zones ombragées, ce qui le rend agréable même par forte chaleur — c’est l’un des rares sites de l’île qu’on peut visiter en plein été austral sans souffrir.

Ce qu’il faut emporter

  • De bonnes chaussures : on marche plusieurs kilomètres, et les allées éloignées sont irrégulières.
  • Un pique-nique : l’offre de restauration sur place est limitée, et le cadre s’y prête parfaitement.
  • De l’eau, en quantité suffisante pour la durée prévue.
  • Anti-moustiques si vous êtes sensible : il y a des points d’eau partout.

Faut-il prendre un guide ?

Des guides proposent leurs services aux abords de l’entrée. La réponse dépend de ce que vous cherchez : sans guide, vous verrez de beaux arbres sans savoir lesquels, car la signalétique reste incomplète en attendant la fin du programme de modernisation. Avec un guide, vous aurez les anecdotes et les identifications, mais un parcours calibré qui passe rarement par le fond du jardin. Convenez du tarif et de la durée avant de partir, et n’hésitez pas à demander qu’on vous emmène au-delà du circuit habituel.

Les voiturettes : marcher moins, voir plus

Le jardin propose des voiturettes de type golfette qui permettent de parcourir le domaine sans marcher, avec chauffeur. C’est l’information la plus utile de cette page pour les visiteurs à mobilité réduite, les personnes âgées et les familles avec de très jeunes enfants — et c’est aussi la solution quand on arrive tard et qu’on veut voir l’essentiel avant la fermeture.

Le tarif ne figure pas dans la grille officielle du jardin : selon des témoignages de visiteurs, il serait de l’ordre de 250 roupies par personne, en supplément du droit d’entrée. Ce montant serait à confirmer sur place, au kiosque de l’entrée, où se traitent également les demandes de guide.

Une réserve, si vous en avez le choix : la voiturette suit les allées goudronnées et le circuit habituel. Elle vous fera gagner du temps et de la fatigue, mais elle passera à côté de ce qui fait le charme du fond du domaine, où l’on ne va qu’à pied et sans but précis.

Comment s’y rendre

Le jardin se trouve dans le village de Pamplemousses, au nord-est de Port-Louis, facilement accessible depuis toute la région nord. En voiture de location, comptez une trentaine de minutes depuis Grand Baie et une vingtaine depuis Port-Louis hors heures de pointe. Un parking est disponible à proximité de l’entrée principale. Les bus reliant Port-Louis au nord desservent le village.

Le jardin figure sur notre خريطة سياحية لموريشيوس, qui vous permettra de le situer par rapport aux autres sites de la région. Il constitue d’ailleurs la première étape d’un circuit d’une journée vers Cap Malheureux, et se combine très bien avec la visite du château de Labourdonnais, tout proche.

Y aller avec des enfants

Le jardin de Pamplemousses est l’une des meilleures sorties familiales de l’île : les enfants y ont de l’espace, de l’ombre, des animaux et des arbres dans lesquels se glisser, sans aucune contrainte de parcours. C’est un site où l’on peut ralentir sans que personne ne s’ennuie.

Ce qui fonctionne le mieux avec eux :

  • L’enclos des cerfs et des tortues géantes, à garder pour un moment où l’attention faiblit.
  • Les arbres à contreforts et à racines aériennes, dans lesquels ils se photographient volontiers — c’est aussi le meilleur moyen de leur faire comprendre la taille de ces arbres.
  • Le bassin aux nénuphars, à condition de leur expliquer avant que les feuilles ne portent pas un enfant, contrairement à ce que montrent certaines images anciennes.
  • Le pique-nique, qui transforme la sortie en journée entière.

Les allées principales sont goudronnées et praticables en poussette ; les allées du fond le sont beaucoup moins. Si vous voyagez avec un tout-petit, notre guide sur les vacances à Maurice avec un enfant en poussette et celui sur les séjours avec un bébé donnent d’autres repères.

Attention près des bassins : ils ne sont pas protégés par des barrières sur toute leur longueur.

الأسئلة الشائعة

Quel est le prix d’entrée du jardin de Pamplemousses ?

L’entrée coûte 300 roupies pour un visiteur étranger de 5 ans et plus, et 25 roupies pour les Mauriciens et les titulaires d’un permis de résidence. C’est gratuit pour les moins de 5 ans, ainsi que pour les Mauriciens de 60 ans et plus et les personnes handicapées. Ces tarifs sont ceux communiqués par le jardin à la date de rédaction de cet article et sont susceptibles d’évoluer.

Combien de temps faut-il pour visiter le jardin ?

Deux heures suffisent pour voir l’essentiel — nénuphars, château, enclos animalier. Comptez trois à quatre heures pour parcourir l’ensemble du domaine, y compris les allées éloignées. Le jardin fait 33 hectares : on ne le traverse pas en trente minutes.

Quand voir les nénuphars géants en fleur ?

Toute l’année, et sans avoir à guetter une heure précise : on observe des fleurs ouvertes en pleine journée, y compris en milieu de journée. Chaque fleur vit deux jours et change de couleur, blanche d’abord, rose ensuite — les deux teintes coexistent donc sur le bassin. Elles restent nettement moins nombreuses que les feuilles : attendez-vous à quelques fleurs isolées, pas à un bassin fleuri. Les feuilles géantes, elles, sont visibles en permanence.

Le jardin de Pamplemousses vaut-il vraiment le détour ?

Oui, à condition d’y consacrer du temps et de ne pas s’arrêter au bassin aux nénuphars. Une visite d’une heure autour de l’entrée laisse effectivement une impression de « grand parc un peu négligé ». Une visite de trois heures, en poussant jusqu’au fond des allées et en repérant les monuments, donne accès à un site historique unique dans l’hémisphère sud.

Y a-t-il de l’ombre ? Peut-on y aller en pleine chaleur ?

Oui. Le jardin comporte de nombreuses zones ombragées, ce qui en fait l’un des rares sites mauriciens confortables même en période chaude. Une visite matinale reste toutefois plus agréable.

Peut-on pique-niquer dans le jardin ?

Oui, et c’est vivement conseillé. L’offre de restauration sur place est limitée, et le cadre se prête particulièrement bien à un déjeuner sur l’herbe, à l’ombre.

Le jardin est-il accessible en poussette ou en fauteuil roulant ?

Les allées principales sont goudronnées et globalement praticables. Les allées secondaires et les zones éloignées sont irrégulières et rendent la progression difficile. Un parcours limité au secteur central est donc envisageable à pied ; le tour complet ne l’est pas. Pour aller plus loin sans marcher, le jardin propose des voiturettes avec chauffeur, renseignez-vous au kiosque de l’entrée.

Quelle est la différence entre le Grand Bassin du jardin et le lac sacré de Grand Bassin ?

Ce sont deux lieux totalement différents. Le Grand Bassin du jardin de Pamplemousses est une pièce d’eau ornementale située dans le domaine. Le lac sacré de Grand Bassin, ou Ganga Talao, est un site de pèlerinage hindou situé dans le sud de l’île, à plus d’une heure de route.

Pourquoi le jardin porte-t-il le nom de Sir Seewoosagur Ramgoolam ?

Parce que le premier Premier ministre de Maurice y a été incinéré le 17 décembre 1985 et que son samadhi s’y trouve. Le jardin a été rebaptisé en son honneur le 18 septembre 1988, date anniversaire de sa naissance.

Faut-il réserver à l’avance ?

Non, l’entrée se fait sur place, sans réservation. Seules les activités organisées — séances photo professionnelles, tournages, visites scolaires demandant une exemption de droit d’entrée — nécessitent une démarche préalable auprès de la direction, au moins quinze jours avant.

Le jardin fait-il vraiment 33 hectares ?

Les sources divergent : le jardin lui-même annonce 33 hectares, tandis que plusieurs publications font état de 37 hectares. L’écart tient probablement à ce que l’on inclut ou non dans le périmètre (pépinières, dépendances). Pour le visiteur, la conséquence est la même : c’est un très grand domaine, qui ne se parcourt pas en une heure.

Les informations dans cet article sont données à titre indicatif. L’auteur et l’éditeur déclinent toute responsabilité quant à l’exactitude des informations mentionnées. Les tarifs et horaires sont particulièrement susceptibles d’évoluer : il est recommandé de les vérifier directement auprès du jardin ou des autorités mauriciennes concernées lors de votre séjour. Voir les شروط الاستخدام (المادة 12).
Dernière mise à jour : juillet 2026

Vous avez de belles photos de Jardin botanique Sir Seewoosagur Ramgoolam (Pamplemousses) que l’on pourrait rajouter sur cette page ?
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حديقة رائعة، غنية بالتاريخ، تضم مجموعة واسعة من النباتات، وهي واحدة من المعالم السياحية التي يجب زيارتها عند قضاء العطلة في موريشيوس.
عيب بسيط: الحالة العامة للحديقة ليست دائماً على أعلى مستوى، وهذا أمر مؤسف...

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